La « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France à ses alliés européens, et que la Finlande a décidé de rejoindre, présente un « risque » pour Moscou, a déclaré mardi la porte-parole de la diplomatie russe.
« Nous qualifions cette initiative française, pour parler avec douceur et beaucoup de diplomatie, d’imprudence. Bien sûr, cela crée des risques pour nous », a déclaré Maria Zakharova lors de son point-presse hebdomadaire.
Maria Zakharova, connue pour sa rhétorique anti-Occident, a ajouté que l’installation d’un dispositif nucléaire français plus près des frontières de la Russie ne ferait que le rendre « plus facile » à frapper par l’armée russe en cas de conflit.
Evoquant le « mythe d’une menace russe », elle a en outre appelé les pays occidentaux à « jeter un regard lucide sur le monde et à prendre nos avertissements très au sérieux ».
La Finlande, voisine de la Russie, a décidé de rejoindre la « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France, devenant le dixième partenaire européen à se joindre à l’initiative lancée en début d’année par Emmanuel Macron.
Dans une déclaration conjointe publiée lundi, les deux pays annoncent qu' »un groupe de pilotage nucléaire sera établi dans les prochains mois pour commencer la mise en œuvre de cette coopération ».
Parallèlement, l’Estonie, autre pays frontalier de la Russie, a annoncé lundi être « en discussion » avec la France sur une éventuelle participation à cette initiative.
Alors que la France est le seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, l’initiative de « dissuasion avancée » vise à associer d’autres Etats européens volontaires, notamment à travers des exercices et des consultations stratégiques, mais sans aucun partage de la décision ultime.
AFP


