Affectée par les crises économiques mais aussi des changements générationnels, la consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025, de 2,7% sur un an, à un niveau inédit depuis 1957, a estimé mardi l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).
Derrière ce tableau, sont à l’oeuvre des changements structurels liés à de nouvelles préférences et nouveaux modes de consommation, mais aussi depuis le Covid un pouvoir d’achat sous pression et des coûts et prix accrus. Trois pays en particulier ont nourri ce déclin: Etats-Unis, France, Chine.
Les Etats-Unis, premier marché mondial longtemps « croissant et résistant », ralentit, avec en 2025 encore -4,3% à 31,9 mhl. L’OIV y voit « une combinaison de raisons économiques et comportementales »: moins d’alcool chez les jeunes, diversification dans le choix des boissons, sensibilité au prix, pouvoir d’achat contraint…
L’impact des droits de douane imposés par Donald Trump est encore difficile à isoler au milieu de tous ces facteurs, note John Barker, le directeur de l’OIV. Ces mesures tarifaires, ajoutées à la parité euro/dollar, ont affecté le commerce, dit-il: pour autant si « nous avons vu le marché américain se réduire en volume, en valeur un peu, pas tellement ».
AFP
