Le président du Kenya, William Ruto, a plaidé, mardi, à l’ouverture du sommet ‘’Africa Fowar’’, au Centre international Jomo Kenyatta de Niarobi, pour des partenariats durables fondés sur l’égalité souveraine et un investissement mutuellement bénéfique.
‘’Ce sommet est fondé sur notre conviction commune que des partenariats durables ne doivent pas être construits sur la dépendance, mais sur l’égalité souveraine. Non sur l’aide ou la charité, mais sur un investissement mutuellement bénéfique’’, dit William Ruto, à la cérémonie d’ouverture du sommet ‘’Africa Fowar’’ en présence d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont présents à ce sommet, le premier organisé dans un pays anglophone sur le thème ‘’Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance’’.
Le président kenyan a rappelé le contexte international dans lequel se tient ce sommet, avec la crise du multilatéralisme, la rupture dans les chaines d’approvisionnement, entre autres. Pour le président Ruto, ‘’l’ère au cours de laquelle le développement de l’Afrique était principalement encadré par l’aide, la dépendance et l’emprunt non durable doit céder la place à un nouveau paradigme fondé sur l’investissement, l’innovation, la mobilisation des ressources internes et des partenariats stratégiques’’.
Selon lui, il faut reconnaître que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, ‘’seuls, ne peuvent pas financer l’ambition de développement de l’Afrique’’. ‘’Nous devons être réalistes : l’Afrique doit de plus en plus financer l’Afrique’’, a-t-il dit, soulignant que la fragmentation et l’isolement ne constituent pas des solutions viables aux défis mondiaux communs.
Il a également déclaré que ‘’l’ampleur de la transformation de l’Afrique nous oblige à repenser les sources, les structures et les instruments du développement’’. ‘’Les pays africains continuent de faire face à des coûts d’emprunt disproportionnellement élevés, à un accès tendu aux ressources financières et à des perceptions de risque déformées qui sont fréquemment déconnectées des réalités économiques qui existent sur ce continent’’, a-t-il déploré.
Selon William Ruto, ‘’l’Afrique ne fait pas partie du problème mondial, l’Afrique est en fait la solution aux défis mondiaux qui existent aujourd’hui, y compris ceux de l’Afrique’’. ‘’Ce dont l’Afrique a besoin aujourd’hui, ce n’est pas de la charité mais des investissements, pas de l’extraction mais la création de valeur, pas de la dépendance mais des partenariats mutuellement bénéfiques capables de débloquer une prospérité partagée’’, a-t-il soutenu.
Parlant du sommet ”Africa Foward”, William Ruto a estimé que ‘’l’Afrique et la France ont une opportunité unique de forger un partenariat tourné vers l’avenir qui apporte un progrès partagé tout en favorisant une transformation économique à long terme’’. ‘’Nos délibérations se concentreront sur des priorités essentielles à la trajectoire de développement de l’Afrique’’, a-t-il souligné, évoquant l’agenda de la rencontre.
Le président du Keyna a aussi déclaré qu’il ‘’est à la fois indéfendable et inqualifiable’’ que l’Afrique ‘’continue d’être exclue de la représentation permanente au Conseil de sécurité’’ de l’or. ”Une telle inégalité érode la légitimité, sape la crédibilité et diminue la confiance dans les systèmes multilatéraux eux-mêmes’’, a-t-il soutenu.
APS