Une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis, 50.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité avec sursis a été requise lundi en appel par la justice française contre l’ancien Premier ministre français François Bayrou dans un dossier concernant des assistants d’eurodéputés de son parti centriste, pour lequel il avait été relaxé en première instance.
« Le tribunal correctionnel nous a déclarés non coupables, je suis persuadé que la cour d’appel aura le même regard sur cette affaire dont aucune des accusations n’est à nos yeux fondée », a ajouté l’ancien Premier ministre.
Lors de leur réquisitoire, les deux représentantes de l’accusation ont fustigé ce qu’elles ont considéré être « une pratique systémique qui s’est poursuivie pendant plus de dix ans », de 2005 et 2017.
Certes, a relevé l’avocate générale Monica D’onofrio, s’agissant de François Bayrou, « vous ne trouverez pas d’écrits de sa main donnant des instructions expresses de sa part », tel que l’avait d’ailleurs relevé le tribunal correctionnel il y a deux ans pour justifier sa déclaration d’innocence.
« Mais François Bayrou vous dit qu’il ne signe rien et la preuve pénale est libre », a poursuivi l’avocate générale, alors que le parquet avait fait appel de sa relaxe.
Le parquet général a également demandé la condamnation du MoDem et de son ancêtre l’Udf à 100.000 euros d’amende chacun. Les deux partis, poursuivis en tant que personne morale, avaient écopé en première instance de 350.000 euros d’amende, dont 50.000 avec sursis pour le premier et 150.000 euros dont 50.000 avec sursis, pour le second.
Figure centriste de la vie politique française, M. Bayrou a été plusieurs fois ministre et candidat à l’élection présidentielle, ainsi que Premier ministre de décembre 2024 à septembre 2025.
AFP

