L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis, mardi, des soupçons de “transmission interhumaine” concernant les sept cas d’hantavirus enregistrés à bord du bateau de croisière MV Hondius bloqué au Cap-Vert, dont deux confirmés et cinq suspects, a-t-on appris de source officielle. “Nous pensons qu’il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit” embarqués dans ce navire, a déclaré Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et de préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, au cours d’une conférence de presse.
Trois décès ont été enregistrés parmi les sept cas confirmés ou suspects, en plus d’un patient dans un état critique, actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, selon les données de l’OMS. Maria Van Kherkove a notamment précisé que deux des personnes contaminées sont sur le point d’être évacuées médicalement vers les Pays-Bas. La troisième personne “va bien actuellement”, a-t-elle fait savoir, ajoutant qu’il n’y avait pas “à ce stade de personnes supplémentaires présentant des symptômes”.
L’OMS a par ailleurs indiqué que l’Espagne avait accepté l’accostage aux îles Canaries du MV Hondius, à bord duquel se trouvent actuellement 147 personnes. Le navire avait auparavant été refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert. Les hantavirus, principalement transmis à l’être humain par des rongeurs infectés, font partie des agents pathogènes pouvant provoquer des détresses respiratoires et cardiaques, ainsi que des fièvres hémorragiques. En l’absence de vaccin comme de médicaments spécifiques contre les hantavirus, les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes.
APS