Qui veut encore de l’union? L’idée de la primaire souhaitée par une partie de la gauche non-mélenchoniste ne progresse pas, mais ses partisans n’entendent pas abandonner pour autant. Malgré l’officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et les oppositions en interne.
Hasard du calendrier – ou pas – le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a fini largement en tête à gauche aux deux dernières présidentielles et ne veut pas entendre parler d’une primaire, a officialisé dimanche sa quatrième candidature à l’Élysée.
Avec un Rassemblement national donné favori dans les sondages pour 2027 et une gauche qui, en cumulé, n’a réuni qu’un petit tiers des voix aux européennes 2024 ou à la présidentielle 2022, les partisans de l’union pensent que seule une candidature unitaire peut permettre à la gauche de s’imposer.
Parmi eux se sont déjà déclarés François Ruffin, Marine Tondelier et Clémentine Autain. Le premier entend être candidat à la présidence de la République même si la primaire n’aboutit pas et la seconde pourrait être tentée de faire de même. Olivier Faure, lui, ne s’est pas déclaré. Sans la participation du PS, la primaire serait très mal engagée. La balle est donc dans le camp des socialistes.
Mais si le premier secrétaire Olivier Faure y est favorable, il ne dispose pas de majorité en interne pour impliquer son parti dans ce processus. Ses opposants et le chef des députés Boris Vallaud – qui en raison de sa troisième place au dernier congrès du PS a un rôle de faiseur de majorité – y sont opposés.
En réponse, un autre périmètre, plus social-démocrate que la primaire unitaire, s’est dessiné autour de Boris Vallaud, l’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot et surtout de l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann, possible candidat.
AFP
