Les relations de coopération entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire s’articulent autour d’un programme conjoint de benchmarking bilatéral dénommé “Le 11 sénégalo-ivoirien”, une métaphore utilisée en référence à l’importance du football dans les deux pays, a indiqué l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, Paul Benoit Barka Sarr.
Il s’agit de choisir ensemble, chaque année, onze secteurs à partir desquels les deux pays développent un programme de benchmarking bilatéral, a-t-il dit, précisant que la culture et les arts du spectacle font partie des domaines pris en compte.
“Les deux pays sont des pays qui aiment le football. Ce sont des pays qui font de grandes performances en matière de football. C’est pourquoi on a voulu utiliser la métaphore du football pour donner le nom du programme bilatéral entre les deux pays”, a expliqué dans un entretien accordé à l’APS, mardi, en marge de sa visite au stand du Sénégal au Marché des arts et du spectacle africain d’Abidjan (Masa).
La 14e édition du Masa, ouverte samedi dernier, se poursuit jusqu’au 18 avril prochain. Selon le diplomate, une délégation du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) séjourne actuellement en Côte d’Ivoire dans le cadre de ce programme conjoint de benchmarking bilatéral.
Une délégation de l’Agence nationale chargée de le Promotion des Investissements et des grands travaux (APIX) et du ministère des Infrastructures ont déjà effectué une visite en Côte d’Ivoire dans le même cadre, a signalé M. Sarr, précisant qu’en matière d’infrastructures, “la Côte d’Ivoire est un modèle dans la sous-région”.
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont pleinement engagés dans la mise en œuvre de ce programme conjoint, selon le diplomate. “On ne dira pas Sénégal Rekk, mais Sénégal et Côte d’Ivoire Rekk, parce que ce sont les deux pays qui sont les locomotives de l’UEMOA”, l’Union économique et monétaire ouest-africaine, a-t-il dit.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire représente 40% de la richesse de l’espace UEMOA, le Sénégal, en deuxième position, représentant 20% du Produit intérieur brut de cet ensemble économique regroupant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. “Donc, ce sont deux pays qui doivent conduire l’espace communautaire”, a ajouté l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire.
“Nous sommes les champions du football, mais nous sommes les champions de l’UEMOA, de la CEDEAO. Donc, les deux pays doivent aller ensemble et cheminer ensemble. Et tout ce qu’on fait, on doit le faire ensemble, c’est cela l’esprit même du programme conjoint”, a insisté le diplomate. Il assure que la coopération entre les deux pays, estimant qu’il n’est pas possible de dissocier la Côte d’Ivoire du Sénégal.
La conseillère économique de la représentation diplomatique sénégalaise chargée de la promotion destination Sénégal connait bien l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire et reste à la disposition des acteurs économiques souhaitant disposer de données sur les conditions d’investissement dans ce pays, a indiqué Paul Benoit Barka Sarr.
Il signale que de même, les prérogatives du consul général du Sénégal en Côte d’Ivoire concernent en premier la diaspora sénégalaise. “C’est comme cela qu’on travaille à l’ambassade, parce qu’on a un programme précis. L’ambassade est là pour la coopération bilatérale”, a-t-il martelé.
APS