Du Parc des Princes aux Champs-Elysées en passant par la place de la République, le deuxième titre européen consécutif du Paris-Saint-Germain a entraîné des scènes de liesse dans la capitale, avec plusieurs foyers de tension.
Au Parc des Princes, où la finale de Budapest contre les Anglais d’Arsenal était retransmise sur des écrans géants, des feux d’artifice sur la pelouse et des cris de liesse sans fin ont accompagné le deuxième sacre du PSG au bout des tirs au but.
« Champions d’Europe », « Ici c’est Paris », « Luis Enrique! », « le back-to-back » (deuxième titre d’affilié), ont hurlé les plus de 48.000 supporters qui s’étaient regroupés malgré la chaleur dans l’enceinte fétiche du PSG, à 1.500 kilomètres de la Puskas Arena.
« C’est une victoire totalement méritée. Arsenal n’a pas l’étoffe d’un champion tandis que le PSG rentre dans la légende. C’est inouï, tous les supporters attendaient ça », se réjouit Adel, 28 ans.
Après une première période en demi-teinte, l’égalisation d’Ousmane Dembélé sur pénalité a électrisé le public, qui a bondi, sorti les fumigènes et ne s’est plus jamais rassis.
« Au début, c’était le pire scénario possible. Arsenal a marqué très tôt dans le match et puis après, on s’en est douté, ça refuse le jeu, ça gagne beaucoup de temps, et nous, on n’arrive pas à trouver la solution face à une bonne défense d’Arsenal », raconte Rian, 25 ans, venu de Sevran (Seine-Saint-Denis).
– « C’était pas propre » –
Dans la tribune, Vincent, 22 ans, est venu avec son père Philippe, supporter du PSG « depuis toujours » et qui arbore un maillot du PSG des années 1980. « Au début, on était frustré parce qu’ils jouaient avec dix joueurs dans leur surface, c’était dur de marquer », commente le jeune homme.
Installé dans les tribunes, à l’abri des tensions qui ont eu lieu aux abors du stade entre forces de l’ordre et supporters, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a lui aussi vibré, maillot du PSG sur les épaules, aux côtés de 500 enfants des clubs de foot parisiens.
« Paris est une nouvelle fois la capitale du football européen. Ce soir, Paris est fière, célébrons ensemble dans la joie et le respect », at-il écrit sur son compte X.
Riad, 26 ans, cheveux teints en blond, est lui venu spécialement de Charleville-Mézières. « Le PSG c’est le club-phare de la France, on va fêter ça, ça va être une belle soirée », témoigne le jeune homme.
« L’an dernier, face à l’Inter Milan (5-0 pour le PSG), je n’avais pas pu venir, et cette année, voir cette ferveur, cette effervescence, c’était obligatoire pour moi de venir », souligne Georges, 38 ans.
– « Ambiance de dingue » –
Ce fidèle supporter raconte avoir pleuré en 2025 quand son club a remporté la coupe aux grandes oreilles pour la première fois de son histoire. « Ma femme m’a dit que je n’avais pas pleuré comme ça lors de notre mariage, ni à la naissance de mon fils. Quand on a été supporter depuis de nombreuses années et qu’on a connu échec sur échec sur échec, avoir une deuxième victoire, c’est une consécration », raconte cet habitant de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Agés tous deux de 28 ans, Marc et Baptiste en sont à leur deuxième finale de C1 au Parc pour « l’ambiance de dingue, la ferveur incroyable et l’impression d’y être ». « C’est des sensations différentes, des émotions différentes », témoigne Marc, qui a déboursé 60 euros pour décrocher un billet.
Croisé du côté des Champs-Elysées, Maxime, 20 ans, est « super content ». Il a regardé le match depuis les Invalides avant de rejoindre l’avenue pour « fête avec toute la France ». « C’est l’endroit où tout le monde peut se réunir », ajoute cet étudiant en commerce, fan du PSG depuis qu’il est né.
A ses côtés, Aymen Bounnedjam, 20 ans, est venu de Strasbourg. Ce fan du Bayern parle d’une victoire « exceptionnelle ». « Paris, c’est nos frères. »
AFP
