La pire crise humanitaire au monde, comme l’ONU a qualifié la situation au Soudan, a fait désormais plus de 13 millions de déplacés, selon M. Wadephul, et le nombre de morts « se chiffre probablement en centaines de milliers ». « Plus de 20 millions de personnes au Soudan souffrent de la faim aiguë, soit la moitié de la population » du pays, estimée à quelque 50 millions d’habitants, a-t-il ajouté.
Ce conflit est un « cauchemar » qui doit « prendre fin », selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, exigeant un cessez-le-feu immédiat. Mais trois ans jour pour jour après le début du conflit, la réunion de Berlin, qui a rassemblé gouvernements, agences humanitaires et organisations de la société civile, mais exclu les deux belligérants, l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), n’a pas permis de percée sur une éventuelle trêve.
Le représentant américain, Massad Boulos, a appelé les deux parties à « une pause de trois mois » dans les hostilités, une trêve humanitaire « sans aucune condition préalable » pour travailler à « un cessez-le-feu permanent » et à une « transition politique ». Des acteurs de la société civile soudanaise, présents à Berlin, ont de leur côté préparé « des voies vers une transition civile », a noté Johann Wadephul.
AFP
