Le film ”Barrage”, de la réalisatrice luxembourgeoise Laura Schroeder, projeté lundi à Dakar, pour sa première africaine, met en scène la délicatesse des relations intergénérationnelles. Réalisé en 2017, ce film d’une heure trente minutes, relate l’histoire de Catherine, l’un des personnages principaux du film, qui a dû abandonner sa fille Alba, à cause de ses problèmes personnels liés à son mal-être.
Catherine, qui qui a connu des périodes ”très compliquées” dans sa vie, a dû batailler pour se ”libérer” de “tout ce qui est transmis d’une génération à une autre”. Entre incompréhension et intrigue, le film propose un regard particulier sur les tensions qui peuvent exister entre mère et fille.
”C’est un film de 2017, et c’est la première fois qu’il est projeté en Afrique. L’idée c’était de m’exprimer sur le lien entre une mère et une fille. J’ai rajouté une autre génération. Et j’avais envie de parler de ces choses problématiques qui peuvent se transmettre d’une génération à l’autre”, a expliqué la réalisatrice.
Mme Schroeder s’adressait à des journalistes, au terme de la projection de son film, dans le cadre de la septième édition du Festival films femmes Afrique, qui se tient jusqu’au 28 avril, à Dakar et dans quelques régions du Sénégal, sur le thème ”Femmes en premières lignes : engagement, démocratie et égalité des genres”.
Selon la réalisatrice, le message principal que l’on peut retenir du film, c’est qu’il est possible de se libérer du “traumatisme intergénérationnel, comme on l’appelle aujourd’hui […]”, un thème qui, dit-elle, revient beaucoup dans son travail. Elle souligne l’importance de projeter son film à public autre que celui européen.
”C’est très gratifiant pour un réalisateur de pouvoir continuer à montrer son travail et de voir, parce que c’est cela aussi souvent le but, qu’un thème peut toucher n’importe qui, n’importe où dans le monde”, a déclaré Laura Schroeder à ce sujet. Le fait d’être une femme, une fille ou une mère permet de parler plus facilement de ce sujet, reconnait-elle. Laura Schroeder est connue pour ses œuvres sensibles et esthétiques qui mettent les protagonistes féminins au premier plan.
Elle compte quelques films à son actif, ”Barrage”, projeté pour la première fois à la Berlinale en Allemagne, en 2017. Elle travaille actuellement sur deux longs métrages, dont le premier est en phase de développement.
APS
