Accusée par le Soudan d' »agression » contre son territoire après des attaques de drones, l’Ethiopie a dénoncé mardi le financement par l’armée soudanaise des « mercenaires » du TPLF, puissant parti de l’Etat régional éthiopien du Tigré (Nord), dans une inquiétante escalade verbale entre les deux voisins.
Le porte-parole de l’armée soudanaise a, lors d’une conférence de presse mardi au petit matin, affirmé que le Soudan disposait de preuves suggérant que des drones avaient été lancés en mars depuis l’aéroport éthiopien de Bahir Dar (Ouest), et ciblé des positions de l’armée soudanaise dans les États du Nil Blanc, du Nil Bleu et du Kordofan du Nord et du Sud.
L’armée soudanaise a établi un lien entre un autre drone, parti du même aéroport éthiopien, et l’attaque de lundi, a annoncé ce même porte-parole.
« Les agissements de l’Éthiopie et des Émirats arabes unis constituent une agression directe contre le Soudan et ne resteront pas sans réponse », a averti ce porte-parole, Assim Awad. « Nos forces armées sont en état d’alerte maximale pour faire face à toute menace. »
En mars, le gouvernement soudanais pro-armée avait déjà fait état d’attaques de drones « en provenance du territoire éthiopien », une mise en cause inédite du pays voisin. Addis Abeba avait démenti.
AFP