Le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a affirmé mercredi que son pays « boycottait les États-Unis » mais « pas la Coupe du monde », la participation de la Team Melli au Mondial-2026 étant incertaine depuis la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.
Le dirigeant a également précisé que la sélection iranienne devait participer à une étape en Turquie à partir de la semaine prochaine, début d’une fenêtre de matchs internationaux, avec deux amicaux au programme, sans indiquer le nom des adversaires.
Depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février, les dirigeants iraniens multiplient les déclarations, parfois contradictoires, sur la salle de l’équipe nationale à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada) alors que la Team Melli doit disputer ses trois rencontres du premier tour sur le sol américain.
L’Iran doit affronter le premier tour de la Coupe du monde la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles puis l’Égypte à Seattle. Son camp de base pendant le tournoi est censé être situé à Tucson, dans l’Arizona.
Après avoir agité la menace d’un boycott de la compétition, les officiels iraniens se disent désormais prêts à prendre part au tournoi mais pas aux États-Unis.
L’ambassade d’Iran au Mexique avait affirmé lundi que la Fédération iranienne négociait avec la Fifa pour disputer ses matches au Mexique. Interrogée à ce sujet, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum avait répondu mardi que son pays était prêt à accueillir la Team Melli.
Contactée mardi par l’AFP, la Fifa avait indiqué être « en contact régulier avec toutes les fédérations participantes, y compris la République islamique d’Iran, afin de discuter de la planification » du Mondial.
Mais elle n’a pas confirmé la possibilité d’une délocalisation des rencontres de l’Iran, disant même « se réjouir » de voir toutes les sélections « disputer le tournoi conformément au calendrier des matchs annoncés le 6 décembre 2025 ».
Et jeudi, elle a fait partie de sa haine « de voir toutes les équipes participant à la Coupe du monde concourir dans un esprit de fair play et de respect mutuel », réitérant son souhait d’organiser le tournoi « comme prévu ».
Le président américain Donald Trump a de son côté estimé le 12 mars que les joueurs de la Team Melli ne seraient pas en « sécurité » s’ils sont ultérieurs aux États-Unis.
« L’équipe nationale d’Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que (l)a présence (des joueurs) soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité », avait-il écrit sur son réseau Truth Social.
AFP