Tour de France : c’est parti au départ de Lille pour la 112e édition, Pogacar grand favori

Les 184 coureurs, dont le grand favori Tadej Pogacar, en quête d’une quatrième victoire, ont pris le départ de la 112e édition du Tour de France samedi à Lille, où les sprinteurs sont attendus au terme de la première étape, avant une première semaine piégeuse.

Après trois entames consécutives à l’étranger et deux à venir (à Barcelone l’année prochaine et à Edimbourg en 2027), le grand départ a retrouvé la France, pour une édition 100% hexagonale.

Les coureurs des 23 équipes ont ainsi été libérés pour le départ réel à 13h40, après une procession d’une demi-heure au milieu d’une foule nombreuse dans la capitale des Flandres, ville du grand départ pour la troisième fois de l’histoire -la dernière en 1994. Et de premières attaques ont immédiatement eu lieu.

Après la canicule de la semaine passée, la météo est plutôt clémente samedi dans le Nord (23°C) mais, au cours d’une boucle de quelque 185 km, le peloton devra se méfier du vent voire des averses, possibles en fin d’étape, d’ici l’arrivée prévue vers 17h30-18h00.

Un des plus grands événements sportifs au monde après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, la Grande Boucle attire tous les ans 12 millions de personnes sur le bord des routes. Et l’ambiance devrait être au rendez-vous lors des quatre premières étapes dans les Hauts-de-France, un territoire passionné de vélo, pour une première semaine qui s’annonce explosive.

Pour la première fois en cinq ans, l’étape inaugurale est donc promise aux sprinteurs, malgré la présence de trois difficultés.

Jasper Philipsen, Tim Merlier, Jonathan Milan, Biniam Girmay et les autres hommes rapides du peloton devraient se disputer la victoire et le premier maillot jaune de cette édition.

Mais, dès la deuxième étape, dimanche, entre Lauwin-Planque et Boulogne-sur-Mer, il y aura un condensé de ce que les organisateurs ont voulu mettre en place pour cette première semaine de « fausse plaine », avec une succession de côtes très raides dans la finale, en bord de mer.

Le Tour joué dès les Pyrénées ? 

Ce sera l’occasion pour Mathieu van der Poel, Wout Van Aert et la kyrielle de puncheurs français de s’illustrateur. Et pour les leaders du classement général, dont Pogacar et son principal rival Jonas Vingegaard, de serrer les dents.

Car, au-delà de la tension inhérente à chaque début de Tour, la course la plus importante de l’année, les prochains jours s’annoncent électriques.

« On va juste essayer de survivre et à la fin de la semaine on verra qui s’est sorti du champ de bataille », résume le double champion olympique Remco Evenepoel, troisième l’an dernier.

Pour le jeune Belge, le « vrai Tour pour le classement général ne commençanta que dans les Pyrénées », où deux arrivées au sommet à Hautacam et Superbagnères attendent les coureurs avec, au milieu, un contre-la-montre en côte à Peyragudes.

Le Tour sera-t-il déjà joué avant même le Mont Ventoux et les deux étapes de montagne dans les Alpes, au col de la Loze et La Plagne ?

Il n’est pas interdit de le penser, tellement Tadej Pogacar domine son sujet depuis un an et demi. Encore magistral au Dauphiné en juin, le Slovène est en lice pour une quatrième victoire dans le Tour de France et revient sur Chris Froome, à une longueur du disque dilatable par Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.

Vingegaard veut y croire 

En chemin, le champion du monde peut déjà décrocher la 100e victoire de sa carrière, et une 18e étape sur le Tour, un autre chiffre affolant qui la place d’ores et déjà parmi les meilleurs de tous les temps.

Le seul à sembler être en mesure de rivaliser est Vingegaard, vainqueur en 2022 et 2023.

Le Danois, qui ne s’est « jamais senti aussi fort », peut s’appuyer sur une équipe Visma redoutable (Jorgenson, Simon Yates, Kuss, Van Aert…).

Derrière, Evenepoel s’annonce comme le principal candidat au podium, avec Primoz Roglic. A condition toutefois que ce dernier parvienne à terminer le Tour, ce qui ne lui est plus arrivé depuis 2020.

Les autres grands noms pour le général sont tous des domestiques de luxe, que ce soit Joao Almeida pour Pogacar (UAE) ou Matteo Jorgenson et Simon Yates pour Vingegaard chez Visma.

Avec une telle puissance de feu, les deux mastodontes du peloton risquent d’écraser la course qui amènera les coureurs jusqu’aux Champs-Elysées le 27 juillet, après une incursion inédite sur la butte Montmartre, un an après les JO.

Mais avant, comme le rappelle Pogacar lui-même, « il faudra ne pas tout gâcher lors de la première semaine (…). Il s’agit d’abord de survivre ». (Afp)

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