Le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a annoncé sa décision de quitter le perchoir dimanche 24 mai 2026. L’ancien président de l’Assemblée nationale justifie sa motivation par l’intérêt supérieur de la nation.
A en croire, le démissionnaire, « cette décision procède d’un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation. »
Malick Ndiaye déclare que depuis son élection à la tête de l’Assemblée nationale, il a consacré toute son énergie, avec l’ensemble des députés et l’administration parlementaire, au renforcement de l’institution, à la consolidation des principes de transparence, de contrôle et de modernisation, ainsi qu’au rayonnement du Parlement sénégalais sur les scènes nationale et internationale.
« Je rends grâce à Dieu pour l’immense honneur qui m’a été accordé de servir le Sénégal à l’une des plus hautes charges de notre République », ajoute-t-il. Exprimant sa profonde gratitude aux députés de la majorité comme de l’opposition, au Bureau de l’Assemblée nationale, à l’administration parlementaire, aux membres de son cabinet ainsi qu’au peuple sénégalais pour la confiance, le respect et l’esprit de collaboration dont il a bénéficié tout au long de cette mission.
« Je tiens également à adresser mes remerciements les plus sincères aux militants, responsables et sympathisants du parti PASTEF, sur la liste duquel j’ai été investi. Leur engagement constant, leur fidélité aux idéaux de transformation et leur confiance ont constitué pour moi une source permanente de force, d’exigence et de responsabilité », a-t-il renchéri.
A l’en croire, au moment où il quitte cette haute fonction, Malick Ndiaye demeure profondément convaincu que la stabilité des institutions, le respect du dialogue républicain, la préservation de la paix civile, de la cohésion nationale et de l’intérêt supérieur du Sénégal doivent demeurer, en toutes circonstances, pour en faire notre boussole commune.
« Je poursuivrai, avec le même engagement et la même fidélité au peuple sénégalais, mon action au service de notre démocratie, de notre République et de notre ambition collective pour le Sénégal »,a-t-il ajouté.
Car pour lui, dans les responsabilités publiques comme dans les épreuves de la vie nationale, il est des moments où l’intérêt du pays commande de privilégier la hauteur, le discernement et le sens du devoir. « C’est dans cet esprit, et dans cet esprit seulement, que j’ai pris cette décision », a encore fait remarquer l’ancien président.
Cette démission est ressentie par la classe politique et les observateurs de la scène politique sénégalaise comme un boulevard laissé à Ousmane Sonko qui a été démis de ses fonctions de Premier ministre par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le leader de Pastef devra reprendre son poste suspendu à l’Assemblée et devrait être élu bientôt par la majorité parlementaire.
Pour cela, le Bureau de l’Assemblée est convoquée pour constater de sa démission en vue d’une nouvelle élection d’un autre atelage. Ce qui fera l’entrée du chef de file des Patriotes dans l’hémycicle.
