Trois militaires et deux policiers ont été tués lors d’une nouvelle attaque de jihadistes présumée dans le nord du Bénin, dans un commissariat : le village de Tanougou était aussi un lieu touristique, avant que le pays ne soit frappé par ces violences.
Le Bénin subit depuis plusieurs années l’expansion des violences jihadistes qui frappent le Burkina et le Niger voisins, et plus à l’ouest du Mali. D’autres pays côtiers du golfe de Guinée sont touchés ou menacés.
L' »attaque du commissariat de Tanougou, commune de Tanguiéta » a fait « 5 morts », a affirmé jeudi à l’AFP une source militaire, parmi laquelle « 2 policiers et 3 militaires ».
« Les Forces de défense et de sécurité (FDS) maintiennent le ratissage de la zone », a-t-elle ajouté.
« Je sais qu’il ya eu une attaque au niveau du commissariat de notre localité, mais je ne peux vous donner aucun bilan », a déclaré un élu local.
Jeudi soir, les autorités béninoises n’avaient pas communiqué à propos de l’attaque.
Mi-avril, 54 soldats béninois ont été tués dans le parc W, plus au nord, lors de l’attaque de deux positions de l’opération antijihadiste « Mirador ». Début janvier, 28 militaires ont été tués dans la même zone. Les deux attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM en arabe), affilié à Al-Qaïda. (Afp)