Le ciel menace et le pays s’organise en urgence. Ainsi à partir du jeudi 24 septembre, une perturbation atmosphérique d’une ampleur annoncée comme exceptionnelle devrait traverser le Sénégal, plaçant Dakar et plusieurs départements de l’Ouest sous haute surveillance météorologique.
Des prévisions de précipitations dépassant les 100 mm en moins de 48 heures en perspective, la météo alerte sur le risque d’inondations qui plane à nouveau sur les quartiers bas de la capitale, Dakar et sur plusieurs grandes agglomérations de l’intérieur du pays.
L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) aurait annoncé une vague de fortes pluies sur l’ensemble du territoire national, du 24 au 26 septembre 2026. « Cette situation serait liée à une importante perturbation atmosphérique, susceptible de provoquer une forte instabilité météorologique », relève-t-elle.
La cartographie des risques établie par les prévisionnistes dessine une situation contrastée, mais préoccupante.
À l’Ouest et au Centre-Ouest du pays, le niveau de vigilance serait particulièrement élevé, avec des cumuls de précipitations pouvant dépasser 100 mm en 48 heures. Le reste du Sénégal ne serait pas épargné et passerait en vigilance orange, avec des prévisions de pluies comprises entre 50 et 100 mm.
À l’Est, les départements de Matam, Kanel, Bakel et Goudiry pourraient être exposés à des crues soudaines des cours d’eau environnants.
Au Sud, la Casamance et le Sénégal oriental figureraient parmi les zones particulièrement concernées, notamment Bignona, Oussouye, Ziguinchor, Sédhiou, Bounkiling, Goudomp, Médina Yoro Foula, Kolda, ainsi que la frange méridionale de Tambacounda et de Saraya.
L’Anacim insiste sur le fait que cet épisode ne se limiterait pas à de simples averses. Les populations et les autorités sont prévenues des risques d’inondations généralisées, d’une stagnation durable des eaux dans les quartiers bas, particulièrement dans la banlieue dakaroise, ainsi que de coupures d’axes routiers stratégiques susceptibles d’isoler plusieurs communes.
« Les précipitations pourraient également être accompagnées de fortes rafales de vent, susceptibles de causer des dégâts matériels sur les infrastructures fragiles, les toitures et les réseaux électriques », insiste la météo.
Face à cette situation, l’État et les collectivités territoriales sont appelés à renforcer leurs dispositifs de prévention. En effet, l’Anacim invite « les populations à faire preuve de vigilance, à limiter les déplacements non essentiels pendant les orages et à sécuriser les installations électriques domestiques ».
Les professionnels de la mer sont également invités à « suspendre leurs activités en cas de forte houle annoncée ». Les prochaines 72 heures s’annoncent ainsi importantes pour le Sénégal, confronté une nouvelle fois aux aux effets des dérèglements climatiques.


