Atiku Abubakar, l’un des principaux opposants au président Bola Tinubu, a affirmé vendredi qu’il participerait bel et bien à l’élection présidentielle en janvier au Nigeria, au lendemain de l’annulation de sa candidature par la justice. « Je suis dans la course. Je ne vais nulle part », a déclaré dans un communiqué celui que le Nigeria appelle Atiku, et dont le parti est en proie à des querelles intestines.
L’Adc a déjà annoncé faire appel de cette décision. « Nous serons présents sur les bulletins de vote. Aucune menace, aucun chantage ni aucune manœuvre judiciaire ne me fera vous abandonner, ni renoncer à la cause que nous partageons », a assuré l’ancien vice-président.
Selon lui, la décision de justice est une « manipulation » et une « manigance » imputable au parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC) de Bola Tinubu qui briguera en janvier un second mandat. « Je le dis sans détour : Bola ne peut pas utiliser les tribunaux pour échapper au verdict des Nigérians dans les urnes », a-t-il accusé en dénonçant une « tentative visant à transformer le Nigeria en un État à parti unique ».
L’Apc de Bola Tinubu a réagi dans la foulée en condamnant des « divagations absurdes » et des « théories du complot ». « L’Apc ne joue absolument aucun rôle dans le bourbier judiciaire de ce parti », a affirmé le parti au pouvoir dans un communiqué vendredi.
Atiku Abubakar, 79 ans, était arrivé en deuxième position derrière M. Tinubu au scrutin de 2023 avec 29 % des voix. Jeudi après-midi, M. Abubakar avait tenu un meeting de campagne dans l’Etat de Kebbi (nord-ouest) lors duquel il avait passé sous silence la décision de justice.
Seuls les porte-paroles de son parti avaient réagi en estimant que » l’Apc veut mettre le Nigeria à feu et à sang », et que la décision de justice privait les Nigérians du droit « de choisir librement leurs dirigeants ».
AFP
