Un constat est fait ,aujourd’hui par tous les sénégalais : le manque de popularité des nouveaux dirigeants de la mouvance présidentielle. Cette situation s’explique en premier lieu par l’absence d’un appareil politique structuré capable de valoriser leurs actions et celles de leur nouveau parti.
Lors du Grand Magal, certaines autorités sont ainsi passées totalement inaperçues dans la cité religieuse. Même lors de leurs ziars auprès des marabouts, elles ont été traitées comme de simples militants méconnus du grand public.
L’autre cause de cette ombre médiatique réside dans la puissance de la machine politique de Pastef, qui occupe l’espace au point d’invisibiliser toute figure extérieure au parti. Cette faible notoriété se reflète d’ailleurs sur leurs réseaux sociaux : certains sont réduits à créer de faux comptes pour simuler de l’engagement (likes et commentaires). À l’inverse, au sein du gouvernement Sonko, la communication était pleinement portée par l’appareil de Pastef, transformé en une véritable « armée numérique » pour promouvoir chaque initiative gouvernementale.
Enfin, les médias de masse privilégient les contenus qui génèrent de l’audience, or l’attention du public reste massivement tournée vers le Premier ministre Ousmane Sonko. De plus, la communication dans ces médias traditionnels coûte cher, et ces nouveaux leaders n’ont pas les moyens d’entretenir sur le long terme une visibilité qui devrait normalement être portée par les militants de la première heure.
Muhamed Ndiaye
Membre Pole communication Pastef Touba
