Les prix des carburants automobiles vont connaitre une légère hausse compter de ce samedi, a annoncé le gouvernement, précisant que ”les prix de tous les autres produits pétroliers sont inchangés, y compris le gaz et l’essence utilisée pour les pirogues”.
Dans un communiqué, le gouvernement ”informe l’opinion nationale qu’à compter de ce samedi 15 août 2026, les prix des carburants automobiles sont ajustés ainsi qu’il suit’’.
‘’Le supercarburant est désormais vendu à 990 F CFA le litre, soit 70 F CFA de plus par litre, le gasoil à 755 F CFA le litre, soit 75 F CFA de plus par litre’’, indique le document dont l’APS a eu connaissance.
Selon la même source, ‘’les prix de tous les autres produits pétroliers sont inchangés, y compris le gaz et l’essence utilisée pour les pirogues’’.
Elle souligne que ‘’cet ajustement ramène simplement les prix des carburants à leur niveau d’avant la baisse décidée par le gouvernement le 6 décembre 2025’’.
A l’origine de cet ‘’ajustement’’, il y a le conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février 2026 et qui ‘’a provoqué une forte hausse des cours mondiaux du pétrole’’, explique le gouvernement.
‘’Depuis le début du conflit, les prix internationaux du gasoil et du supercarburant ont augmenté respectivement de 69 % et de 61 %’’, lit-on dans le communiqué.
Face à cette situation, ‘’de nombreux pays, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina, l’Inde ou la Chine, ont déjà relevé leurs prix à la pompe’’, alors que ‘’le Sénégal, lui, a tenu aussi longtemps que possible’’.
Le gouvernement indique que ‘’depuis la baisse des prix à la pompe en décembre 2025, l’État a absorbé seul la hausse mondiale, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages’’.
Il précise que ‘’depuis le début de l’année, cet effort représente plus de 245 milliards de F CFA de subventions pour le seul secteur des carburants’’.
L’exécutif assure que sans ajustement, ‘’il aurait fallu y ajouter environ 47 milliards de F CFA supplémentaires en un seul mois, du 15 août au 12 septembre 2026’’.
Il signale également que ‘’sans des ajustements le niveau des subventions au secteur de l’énergie est projeté à 1069 milliards de FCFA sur toute l’année 2026, contre 250 milliards de FCFA dans le budget voté par l’Assemblée nationale’’.
‘’C’est autant de ressources en moins pour l’école, la santé, l’agriculture et le soutien aux ménages les plus vulnérables’’, rappelle t-il.
Le gouvernement assure que ‘’l’ajustement décidé est partiel et mesuré’’, soulignant que ‘’même aux nouveaux prix, chaque litre vendu à la pompe reste en dessous de son coût réel d’importation’’.
En effet, le prix réel du supercarburant devrait être de 1019 F CFA et celui du gasoil de 1 044 FCFA, selon l’exécutif, assurant que ‘’l’État continue donc de subventionner chaque litre de carburant consommé au Sénégal’’.
Cet ajustement dont ‘’permet d’alléger la charge d’environ 9,7 milliards de F CFA sur un mois, tout en maintenant les prix sénégalais, en particulier celui du gasoil, parmi les moins élevés de la sous-région ouest-africaine’’.
Le gouvernement assure également que ‘’les filets sociaux, notamment la Bourse nationale de Sécurité familiale et l’ensemble des mécanismes de protection sociale des couches défavorisées, continueront d’être mobilisés et renforcés pour sauvegarder le pouvoir d’achat des ménages’’.
Selon le communiqué toujours, ‘’le gouvernement garantit la sécurité et la continuité de l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers’’’. ‘’Il assure une veille permanente sur l’évolution des marchés internationaux, afin d’adapter, le cas échéant, le dispositif de fixation des prix, dans le souci de préserver à la fois les intérêts des consommateurs, la viabilité du secteur et l’équilibre de l’économie nationale’’.
APS