La ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé lundi le lancement d’un nouveau dispositif permettant d’accueillir légalement au Royaume-Uni des réfugiés vulnérables, notamment des femmes et des jeunes filles afghanes ainsi que des Palestiniens.
« Nous accueillerons des réfugiés vulnérables du monde entier et leur donnerons la chance d’une vie nouvelle et meilleure ici en Grande-Bretagne, avec de premières arrivées cette année », a-t-elle déclaré, promettant une politique d’immigration guidée par l' »équité ».
Elle a toutefois souligné que ces flux resteraient « plafonnés et contrôlés ».
Cette décision intervient alors qu’une partie du Labour conteste la politique du gouvernement travailliste, qui durcit les règles concernant aussi bien l’immigration irrégulière que l’immigration régulière.
Parmi les changements envisagés figurent des propositions controversées qui obligeraient certains étrangers en situation régulière à attendre plusieurs années de plus qu’actuellement avant de pouvoir s’installer de façon permanente au Royaume-Uni.
Par ailleurs, depuis mars, le statut de réfugié n’est accordé que pour une durée de 30 mois renouvelable, au lieu de cinq ans précédemment, pour tous les nouveaux demandeurs.
Ce nouveau dispositif va être mis en oeuvre avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’International Refugee Assistance Project (IRAP).
Environ un quart des personnes concernées devraient être des femmes et des jeunes filles afghanes, ainsi que des Palestiniens.
Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de personnes admises dans le cadre de ces programmes augmentera progressivement pour atteindre quelques milliers par an, à mesure que l’immigration irrégulière reculera. Il a toutefois précisé qu’un plafond annuel serait fixé.
Selon des chiffres du Home Office, entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026, le Royaume-Uni a accueilli 4.894 réfugiés depuis des pays tiers, soit 37% de moins que sur la même période l’année précédente. Il s’agissait à 90% de ressortissants afghans.
AFP

