Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a durement exprimé mardi l’Onu et son Conseil de sécurité, déplorant leur échec dans leur mission essentielle d’éradiquer « le fléau de la guerre ».
« L’Onu échoue dans l’une de ses missions les plus importantes : éliminer l’humanité du fléau de la guerre, sa crédibilité n’a jamais été aussi faible », a-t-il lancé dans son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu.
« Nous sommes tous pris en otage par l’inaction du Conseil de sécurité, qui ne remplit pas le rôle qui lui a été confié », a-t-il ajouté.
Face à ce qu’il décrit comme « la paralysie des Nations unies », il a appelé à « retrouver la volonté politique » afin que l’organisation redevienne « le temple de la paix ».
Il a par ailleurs évoqué la situation intérieure du Brésil où les citoyens sont appelés à élire un nouveau président dans moins de deux semaines avec en toile de fond des craintes d’ingérences étrangères notamment de la sphère trumpiste aux Etats-Unis, favorable au camp Bolsonaro.
« Le 4 octobre, des millions de Brésiliens se rendent aux urnes pour dessiner leur avenir », a-t-il souligné. « Ils ne vont pas seulement voter pour un président de la République, des gouverneurs d’Etat et des représentants au Congrès », at-il dit. « Ils vont décider entre la démocratie et le déni » de démocratie, a-t-il souligné.
Luiz Inacio Lula da Silva s’est engagé mardi à empêcher les « ennemis de la démocratie, qu’ils soient nationaux ou étrangers, de porter atteinte à la volonté populaire ».
« Nous disposons d’un système électoral moderne et solide, sous l’oeil vigilant d’une société pluraliste et d’une presse libre », at-il souligné.
Selon lui, les Brésiliens ont le choix entre aller vers l’avenir ou revenir en arrière en découvrant son principal adversaire, Flavio Bolsonaro.
Si le désir de changement est « légitime », celui-ci ne doit pas signifier régression, at-il argumenté.
« Le changement signifie aller vers un avenir plus participatif (…) Il s’agit de créer et de partager des solutions publiques efficaces aux défis du développement, au sein d’un cadre démocratique, solide, efficace et capable. »
Longtemps derrière dans les sondages, Flavio Bolsonaro, le fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), enregistre une nette dynamique avant la première tournée prévue le 4 octobre. Il est plus que jamais au coude-à-coude avec le chef de l’Etat sortant et leader de gauche.
AFP
