Le président de l’Assemblée nationale et leader du Pastef-Les Patriotes demeure constant dans sa démarche de transparence sur la gestion du pays et notamment sur la dette. Ousmane Sonko a déclaré mardi 1er septembre avoir suivi les négociations entre le gouvernement et le Fonds monétaire international (FMI).
Ainsi dans sa déclaration à l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale sur convocation du président de la République pour le Déclaration de politique générale (Dpg), le président Sonko admet après attendre les détails techniques de cet accord suite au communiqué rendu public par le gouvernement.
« Nous avons suivi les annonces, tour à tour, du Fmi et du gouvernement du Sénégal sur un accord technique, qui ne sera définitif qu’après approbation, plus tard, par le conseil d’administration du Fonds », a-t-il précisé.
Cependant, à l’en croire, le langage diplomatique tenu de part et d’autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d’accord, ni sur les engagements du Sénégal, tels qu’ils ressortent du communiqué du Fmi.
Le président de l’An pose les questions suivantes: « Quels sont les engagements du Sénégal sur le « traitement de sa dette » ? »
Puis, quelles sont les principales réformes prévues (viabilité des finances publiques, protection des ménages vulnérables, mobilisation des ressources intérieures, rationalisation des dépenses, filets de protection sociale, supervision des entreprises publiques, environnement des affaires…) ?
Et enfin quid des audits internationaux de la dette qui étaient exigés ?
Selon Ousmane Sonko, ce sont « autant d’engagements qui interpellent tous les Sénégalais, au nom desquels ils sont pris et qui en supporteront seuls le poids actuel et futur. »
« Pour avoir participé pendant de longs mois à ces discussions et en connaître certaines orientations qui ne reproduisent que les erreurs du passé, j’en appelle à la transparence absolue », a-t-il relevé.
M. Sonko poursuit en disant que ce genre de négociation étant sanctionné par un projet de document, appelé mémorandum de politiques économiques et financières, validé par les deux parties.
Il demande au gouvernement du Sénégal « de publier ce mémorandum pour une information correcte et pour qu’un débat sain soit ouvert sur les engagements du Sénégal », et « à défaut, de le transmettre à l’Assemblée nationale, représentation populaire ».
Ousmane Sonko prévient que dans tous les cas, les grandes orientations de ces engagements seront contenues dans une éventuelle loi de finances rectificative (LFR) ou dans le projet de loi de finances pour l’année 2027 qui sera soumis à l’Assemblée nationale au mois d’octobre 2026. « Et le débat aura lieu ! », a-t-il clos sa déclaration.

