Les chiffres certifiés par le cabinet Forvis Mazars et intégrés dans le nouveau Bulletin statistique 2019-2024 du gouvernement confirment bel et bien la dette cachée à hauteur de 7 000 milliards de FCFA.
La comparaison rigoureuse des statistiques de la dette publique pour l’année 2023 publiée par le régime de Macky sall et celle publiée par le gouvernement de Diomaye met en lumière un écart historique d’environ 7 000 milliards de FCFA sur l’encours de l’administration centrale.
Avant cet audit, le Bulletin du 4e trimestre 2023 évaluait officiellement la dette de l’administration centrale à 13 772,9 milliards de FCFA et la dette publique totale à 15 153,6 milliards de FCFA.
Cependant, suite aux travaux d’inventaire approfondis initialement menés par l’Inspection Générale des Finances, confirmés par la Cour des Comptes et consolidés avec l’appui du cabinet Forvis Mazars, le Bulletin Statistique de la Dette Publique 2019-2024 publié au 14 juillet 2026 a profondément corrigé ces trajectoires.
Selon cette source, les données rectifiées établissent désormais la dette de l’administration centrale pour la fin d’année 2023 à 20 773 milliards de FCFA, tandis que la dette du secteur public global atteint en réalité 22 450 milliards de FCFA.
La confrontation directe de ces deux documents officiels fournit une preuve arithmétique incontestable de cet ajustement massif : l’écart s’élève précisément à 7 000,1 milliards de FCFA pour la seule administration centrale (20 773 milliards contre 13 772,9 milliards) et grimpe à 7 296,4 milliards de FCFA si l’on englobe l’ensemble du secteur public (22 450 milliards contre 15 153,6 milliards).
Toutefois cette révision d’envergure démontre ainsi qu’une part substantielle des engagements financiers de l’État n’était pas intégrée dans les publications officielles initiales.