L’attaquant Erling Haaland a salué le parcours historique de son équipe au Mondial qui a permis de mettre la Norvège « sur la carte » du monde, malgré l’élimination samedi en quart de finale par l’Angleterre (2-1 a.p.).
« On perd contre l’Angleterre mais on a livré un bon combat », a affirmé le « Cyborg », qui a été muselé par la défense anglaise samedi à Miami et quitte le tournoi avec sept buts. « Avec quelques décisions différentes, ça aurait pu être autre chose, mais à ce niveau-là, ce sont les petits détails qui comptent », a-t-il poursuivi en zone mixte.
« Les performances, c’est une chose, battre le Brésil (en 8e de finale), cela en est une autre, mais je pense que la façon dont on a mis la Norvège sur la carte (du monde), c’est peut-être ce qui me touche le plus », a expliqué l’attaquant de Manchester City, après le premier quart de finale de l’histoire de son petit pays dans une Coupe du monde.
« Et j’espère que maintenant on va pouvoir construire quelque chose pour l’Euro et les prochaines Coupe du monde », a-t-il ajouté, « parce que notre génération est incroyable ».
Après ce parcours historique, « je pense que cela a changé la Norvège et cela m’a changé aussi », a-t-il insisté.
Après cette élimination, le natif de Leeds a dit soutenir l’Angleterre. « Je crois que j’ai eu un maillot de l’Angleterre avant d’avoir eu un maillot de la Norvège quand j’étais jeune », a-t-il souri.
Il a aussi salué la performance de l’Anglais Jude Bellingham, « un bon ami » qu’il a connu à Dortmund.
« Je ne suis pas surpris qu’il marque deux buts aujourd’hui et qu’il joue comme il le fait, a-t-il dit. Parfois, il subit un peu trop de critiques parce qu’il ne marque pas assez de buts, ou peu importe la raison. Pour moi, c’est l’un des meilleurs du monde, et c’est un milieu de terrain. Il marque quand même des buts, il arrive quand même à dribbler chaque joueur sur le terrain. »
« Pour Jude, ce ne sont que des éloges, je le trouve incroyable. L’Angleterre a de la chance, parce que tout le monde aimerait avoir un Jude dans son équipe », a-t-il conclu.
De son côté, le sélectionneur Stale Solbakken s’est dit « fier » du parcours réalisé. « Quand un peu de temps aura passé, tout le monde pourra reconnaître que l’été 2026 aura été correct ».
« Aujourd’hui, il y a de la peine, peut-être que ce sera plus de bonheur dans une semaine (…). Mais si on nous avait dit avant la Coupe du monde que ça se passerait comme ça, nous aurions été plutôt contents », a insisté le technicien.
« Notre objectif était de ne plus être une équipe de qualifications, mais une équipe de tournoi, et nous avons réussi cela », a-t-il conclu.