L’Alpe d’Huez deux fois au menu, un gros contingent belge, quelques règles qui changent… Voici cinq choses à savoir sur la 113e édition du Tour de France, qui s’élance samedi de Barcelone, en Catalogne.
27e départ à l’étranger
Pour la 27e fois de sa longue histoire depuis sa création en 1903, le Tour de France va s’élancer hors des frontières françaises. La grande première avait eu lieu à Amsterdam, en 1954. Il s’agit par ailleurs du troisième coup d’envoi donné en Espagne après Saint-Sébastien en 1992 et Bilbao en 2023. La capitale catalane avait accueilli deux arrivées d’étapes en 1957, dont un contre-la-montre remportée par Jacques Anquetil à Montjuic, puis avait vu le succès de l’Espagnol José Pérez Francés en 1965 et celui du Norvégien Thor Hushovd en 2009. Le Tour fera de nouveau la part belle à l’étranger l’année prochaine avec un Grand Départ prévu à Edimbourg, en Ecosse.
. Des étapes mono-départementales
Cette année, quatre étapes se dérouleront intégralement dans un seul département. Une volonté de l’organisateur ASO pour mettre en valeur certains territoires mais également une façon de limiter les longues lignes droites sans saveur, et sans suspense, dont la seule utilité était de relier deux massifs montagneux sans trop user les organismes. Cette fois, le peloton aura droit à une 8e étape 100% périgourdine entre Périgueux et Bergerac avant une journée casse-pattes en Corrèze (9e étape). Le Cantal sera arpenté après la journée de repos lors de la 10e étape, puis un contre-la-montre de 26,1km entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains aura lieu en Haute-Savoie pour la 16e étape.
Changements de règles
Le classement par points, qui doit traditionnellement récompenser le meilleur sprinteur, a vu ses règles être quelque peu modifiées. Certaines étapes, classées comme étant de « coefficient 1 » par les organisateurs, rapporteront 70 points au vainqueur, contre 50 auparavant. Il en sera ainsi de cinq étapes, particulièrement plates et considérées comme propices aux sprinteurs : celles arrivant à Pau (5e étape), à Bordeaux (7e), à Bergerac (8e), à Nevers (11e) et enfin à Chalon-sur-Saône (12e). « C’est pour faire en sorte que le maillot vert soit plus assuré au sprinteur », assume auprès de l’AFP Thierry Gouvenou, architecte du Tour. Une décision prise, comme le fait de rajouter cinq points au vainqueur des sprints intermédiaires (25 points au total), afin d’éviter la mainmise d’un coureur archi-dominateur comme Tadej Pogacar, deuxième au classement du maillot vert l’an dernier.
Double dose d’Alpe d’Huez
La mythique montée alpine a de quoi faire peur une fois, alors imaginez deux… Le 24 juillet, les coureurs l’aborderont par son versant traditionnel (13,7km à 8,1%), ses 21 lacets et son virage des Hollandais bouillant. Le lendemain, après une journée terrible où il faudra avaler les ascensions du col de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier, le peloton se présentera au pied du col de Sarenne (12,8km à 7,3%) sur une route empruntée une seule fois par le Tour, en 2013, dans le sens de la descente. Ce jour-là, les coureurs avaient gravi l’Alpe d’Huez deux fois… dans la même étape pour une victoire finale de Chris Froome.
Les Belges en nombre
Avec 31 coureurs, la Belgique sera le pays le plus représenté au départ de cette Grande Boucle. Le contingent de Remco Evenepoel et de ses compatriotes dépasse même celui des Français, qui ne sont que 30, le plus faible total depuis 1968. Les Belges pourraient comme souvent briller lors des sprints grâce à la vitesse de Jasper Philipsen, Tim Merlier ou Arnaud De Lie. Evenepoel, troisième du classement général en 2024, cherchera à briller en montagne mais aussi sur le contre-la-montre individuel du 21 juillet près du Lac Léman.
AFP
