Donald Trump a menacé lundi de prison quiconque s’en prendrait à l’un de ses projets de rénovation, celui d’un immense bassin jouxtant le Lincoln Memorial à Washington, dont la réfection laborieuse est devenue un feuilleton politique.
« De toutes les NOMBREUSES statues et fontaines que nous avons reconstruites, rénovées, nettoyées et réparées, la seule à être vandalisée est le bassin », s’est indigné le président américain sur son réseau Truth Social.
« Rappelez-vous que la destruction ou même la tentative de destruction de ces choses est passible de dix ans de prison – Et ce sera totalement appliqué! » a-t-il menacé.
Un photographe de l’AFP a assisté lundi à deux interpellations à proximité du bassin.
Le bassin « retrouvera bientôt sa santé. Nous allons devoir vider l’eau pour réparer (…) deux petites zones, deux très petites zones », a-t-il ensuite dit à des journalistes à la Maison Blanche.
En fin de journée, Donald Trump a aussi menacé de porter plainte contre la chaîne ABC, l’une de ses cibles médiatiques récurrentes, l’accusant de diffuser des « informations trompeuses » à propos du bassin.
Infestation d’algues, peinture qui se décolle, coloration verdâtre: ce gigantesque miroir d’eau, site emblématique de la capitale américaine, rencontre un problème après l’autre depuis la rénovation décidée par Donald Trump.
Les opposants du dirigeant républicain y voient la métaphore d’une présidence ratée.
Loin d’endosser la responsabilité de la situation, l’ancien promoteur immobilier a dénoncé de prétendus « saboteurs » qui auraient entaillé le revêtement du bassin ou déversé de l’engrais dans l’eau.
Le service de police des parcs nationaux a indiqué que 5 personnes avaient été interpellées pour « vandalisme » et que des contraventions avaient été dressées à 5 autres.
Le président américain a lancé nombre de travaux à Washington et à la Maison Blanche, dont beaucoup sont critiqués pour leur coût, les conditions opaques de l’attribution des chantiers ou leur caractère ostentatoire.
AFP
