Donald Trump a annoncé dimanche qu’une délégation américaine conduite par son vice-président JD Vance serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l’Iran, tout en menaçant de détruire les infrastructures de ce pays en cas d’échec des pourparlers.
Le président américain a écrit qu’il offrait à l’Iran un « deal raisonnable » et qu’en cas de refus de la part de Téhéran, « les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS! ».
Le 7 avril, M. Trump avait menacé d’éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.
Dans son message dimanche, le président américain a déclaré au sujet des centrales électriques et ponts en Iran: « Ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s’ils n’acceptent par le DEAL, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l’Iran par d’autres présidents ces dernières 47 années ».
Les précédents pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance — à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979 — s’étaient conclus le 12 avril par un échec.
La délégation sera encore conduite par M. Vance, de nouveau flanqué des deux émissaires habituels du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, a affirmé à l’AFP un responsable de la Maison Blanche, revenant sur une déclaration de Donald Trump à ABC selon laquelle le vice-président ne serait pas du voyage pour « raisons de sécurité ».
La fermeture du détroit d’Ormuz « est la seule carte qu’ils ont, mais ils sont en train de la perdre et ils le savent », a déclaré dimanche le ministre américain de l’Energie Chris Wright, au sujet des dirigeants iraniens.
« Ils ne vont plus pouvoir vendre leur production à l’étranger via le détroit d’Ormuz et les sanctions financières et bancaires leur font mal », a-t-il ajouté sur CNN, en référence notamment au blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis depuis le 13 avril.
Face au maintien de ce blocus, l’Iran a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique.
AFP
