Une chaire Unesco sur le patrimoine sera lancée à l’UCAD le 5 mai prochain

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) va lancer une chaire UNESCO dédiée au patrimoine, au développement local et à l’entreprenariat, le 5 mai prochain, a-t-on appris de l’historien et archéologue Moustapha Sall, chargé de la diriger.

Cette chaire sera officiellement lancée lors de la Journée mondiale du patrimoine, a-t-il précisé au cours d’une conférence publique sur le thème “Restitution des biens culturels: états des lieux et perspectives pour l’Afrique”, tenue récemment à Dakar.

La rencontre s’est déroulée à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, dans le cadre des “Grandes conférences” du patrimoine et de l’archéologie organisées par la faculté des Lettres et Sciences humaines.

Une chaire UNESCO désigne un projet et une équipe dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche qui travaille en partenariat avec l’agence onusienne afin de faire progresser les connaissances et la pratique dans un domaine que les deux parties jugent prioritaire.

Selon le professeur Moustapha Sall, la création de cette chaire UNESCO à l’UCAD vise à appréhender le patrimoine “non pas comme juste un objet culturel, mais comme étant un élément du développement économique” qui contribue à créer des emplois et à impacter la vie économique, sociale et culturelle des communautés.

Sous la direction de l’historien archéologue, cette chaire va travailler à concrétiser cette idée selon laquelle, le patrimoine bien valorisé, peut contribuer à créer beaucoup d’emplois, sans compter tout ce qu’il peut apporter à la communauté et aux terroirs.

“Vous savez, la culture est maintenant décentralisée et vous avez beaucoup de collectivités territoriales qui sont adossées à un important patrimoine, qui sont très riches, mais qui vous disent qu’ils n’ont pas de richesse”, souligne l’universitaire.

Il considère qu’il faut accompagner les communautés par l’expertise pour les aider à valoriser leur patrimoine, créer de l’emploi et fixer les jeunes dans leurs terroirs et donner des opportunités aux femmes.

Le partenariat avec l’Unesco est déjà signé en perspective du lancement officiel de cette chaire, a-t-il indiqué, signalant que certains sites témoins, comme celui de Douba Lampour, dans la région de Kaffrine, ont reçu il y a “quelques jours” les experts du patrimoine, pour la concrétisation de cette option.

Selon Moustapha Sall, ce qui a été retenu à ce sujet, c’est de “faire de ce petit village inconnu, Douba Lampour, une référence culturelle et de créer des opportunités avec ces populations”.

Outre le site mégalithique de Douba Lampour, d’autres sites témoins ont été identifiés, comme le mémorial de Tékour, au nord du pays et l’île de Gorée, située au large de Dakar et dont le patrimoine sur le transport maritime n’a pas été exploré, dit-il.

APS

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