Des dizaines d’élèves ont été enlevés vendredi au Nigeria par des jihadistes présumés dans l’Etat de Borno (nord-est), ont annoncé des sources locales et des familles à l’AFP.
La localité, dans le district d’Askira Uba de l’Etat de Borno, se trouve en bordure de la forêt de Sambisa, une réserve naturelle devenue un sanctuaire jihadiste. L’attaque est survenue dans la matinée, peu après le départ de soldats nigérians de la ville, a raconté à l’AFP Bukar Buba, dont la fille et la nièce figurent parmi les personnes enlevées.
« En moins de 30 minutes, les insurgés sont arrivés, ils ont enlevé des enfants de l’école primaire et de la maternelle », a-t-il ajouté, en estimant à 43 le nombre de personnes enlevées, parmi lesquelles un tout-petit. Un autre habitant, Dauda Paul, a de son côté estimé le nombre d’élèves enlevés à plus de 35.
« J’ai vu plusieurs motos circuler autour de l’école primaire centrale de Mussa », a témoigné Inuwa Abana, 40 ans, en affirmant que deux de ses filles avaient été kidnappées. Une vague d’enlèvements de masse l’an dernier avait ébranlé le Nigeria, dont l’enlèvement de centaines d’écoliers par les jihadistes de Boko Haram dans l’État du Niger (centre-nord).
Les forces de sécurité sont également mises à rude épreuve par des bandes criminelles, principalement concentrés dans le nord-ouest du pays. Parallèlement, vendredi, le sud du pays le plus peuplé d’Afrique a subi une rare attaque « coordonnée » contre trois écoles, menée par des hommes armés non identifiés.
Les assaillants ont simultanément pris d’assaut l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota, ainsi que deux autres établissements à Esiele, dans l’État d’Oyo (sud-ouest), selon les forces de l’ordre. On ignore à ce stade combien d’élèves ont été enlevés. Lors de l’attaque, un directeur adjoint a été tué, ainsi qu’un conducteur de moto-taxi.

