L’Otan doit « rester unie », a affirmé vendredi à Nicosie la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, notamment sur des informations de presse faisant état de menaces des Etats-Unis à la rencontre de l’Espagne en vue d’une éventuelle suspension de l’Alliance.
« Je pense que l’Otan doit rester uni. Je pense que c’est un atout dont nous disposons », at-elle déclaré.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez a affirmé de son côté vendredi ne pas avoir d' »inquiétude » après la publication de ces informations de presse.
« L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations envers l’Alliance », s’est-il défendu en anglais face à la presse, en ouverture d’un sommet des dirigeants de l’UE à Chypre, avant d’ajouter : « Donc, pas d’inquiétude ».
Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez s’est opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran depuis fin février.
Cette position ferme fortement irrité Donald Trump, qui lui a reproché à Madrid d’avoir refusé de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes, allant jusqu’à menacer de « cesser tout commerce » entre les deux pays.
Selon ces informations de presse, les Etats-Unis envisageaient de maintenir la participation de l’Espagne aux postes de responsabilité au sein de l’Alliance.
Aucun article du traité fondateur de l’Otan, signé en 1949, ne prévoit la suspension ou l’exclusion d’un membre de l’Alliance atlantique.
Le président américain reproche également à l’Espagne de refuser de porter à 5% de son Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2035 ses dépenses de sécurité, dont 3,5% pour les seules dépenses militaires, comme convenu lors du sommet de l’Alliance l’an dernier à La Haye.
Madrid estime être en mesure d’atteindre les objectifs de capacités militaires fixés par l’Otan, en limitant ses dépenses militaires à 2% de son PIB.
AFP