Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez a affirmé vendredi ne pas avoir d' »inquiétude » après la publication d’informations de presse évoquant des réflexions en cours aux Etats-Unis pour éventuellement suspendre l’Espagne de l’Otan en représailles à son opposition à la guerre contre l’Iran.
« L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations envers l’Alliance », s’est-il défendu en anglais face à la presse, en ouverture d’un sommet des dirigeants de l’UE à Chypre, avant d’ajouter: « Donc, pas d’inquiétude ».
« Nous ne travaillons pas sur la base d’e-mails (qui mentionneraient selon la presse une telle réflexion à Washington, ndlr), nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des Etats-Unis formule », a-t-il aussi affirmé par ailleurs en espagnol.
« La position du gouvernement espagnol est claire: une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale », a-t-il poursuivi en espagnol.
Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez s’est opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran depuis fin février.
Cette position ferme a fortement irrité le président américain, Donald Trump, qui a reproché à Madrid d’avoir refusé de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes, allant jusqu’à menacer de « cesser tout commerce » entre les deux pays.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington.
AFP