Le projet RIPOSTES examine ses performances réalisées en 2025 et son budget 2026

Les responsables du projet ‘’Résilience et reforestation intensive pour la sauvegarde des territoires et des écosystèmes au Sénégal’’ (RIPOSTES), dédié à la protection de l’environnement, se sont réunis mercredi à Dakar pour examiner les performances réalisées en 2025 et le budget 2026 de cette initiative multipartite.

Cette rencontre concernait les membres du comité de pilotage (COPIL) du projet RIPOSTES : l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plusieurs structures publiques sénégalaises réunies autour du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, dont l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte.

Cette réunion, la cinquième du COPIL, se tient dans un contexte d’extension du projet, qui vise à rattraper le temps perdu au démarrage de cette initiative, a signalé Fodé Fall, le secrétaire général dudit ministère et porte-parole des structures publiques concernées. ‘’Cette réunion doit permettre de prioriser les interventions, de valider la programmation budgétaire, le plan de travail et le budget annuel 2026’’, a ajouté M. Fall.

‘’L’évaluation à mi-parcours faite en 2024 a mis en évidence des performances globalement satisfaisantes’’, a-t-il dit en intervenant en même temps à cette rencontre comme représentant du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadji Abdourahmane Diouf. Il a proposé la ‘’révision’’ de certains objectifs du projet, concernant la restauration des terres.

‘’Nous devons, dans un contexte où les ressources sont limitées, évaluer avec rigueur la pertinence des activités à retenir, afin de préserver les résultats déjà obtenus’’, a suggéré Fodé Fall.

Ce projet d’une durée d’exécution de cinq ans est financé avec 4,9 millions d’euros (3,2 milliards de francs CFA) de l’Union européenne (UE) et 1,1 million d’euros (721 millions de francs CFA) du Fonds pour l’environnement monial (FEM). Il est mis en œuvre dans les régions de Louga (nord-ouest), Matam (nord), Fatick et Kaffrine (centre).

Le représentant de la FAO, Makhfousse Sarr, a salué le partenariat noué autour du projet. ‘’Les recommandations issues des précédentes réunions ont permis de renforcer la gouvernance foncière et d’améliorer les moyens d’existence des populations vivant dans les zones d’intervention’’ du projet RIPOSTES, a-t-il signalé.

‘’Des avancées significatives ont été notées, concernant notamment la restauration des terres dégradées et le développement des chaînes de valeur des produits forestiers’’, a fait remarquer M. Sarr. Il juge nécessaire de renforcer la coordination des activités menées pour le volet environnemental du projet.

‘’L’action climatique reste une priorité nationale et mondiale. Elle nécessite une synergie et une complémentarité des interventions’’, a poursuivi Makhfousse Sarr, estimant que ce volet permet de ‘’valoriser les potentialités territoriales et d’atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire’’.

Il préconise ‘’une bonne articulation des projets environnementaux en cours, ceux liés à la lutte contre la désertification et à la restauration des terres surtout, en lien avec la Grande Muraille verte’’. ‘’La FAO continuera à soutenir [le recours aux] bonnes pratiques de gestion durable des ressources naturelles et d’adaptation au changement climatique’’, a promis M. Sarr.

Le coordonnateur national du projet RIPOSTES, Ibra Sounkarou Ndiaye, en a présenté les trois piliers : la gouvernance intégrée des ressources naturelles, le recours aux pratiques de gestion durable des terres et le développement des chaînes de valeur.

Ce projet mis en œuvre depuis 2022 couvre surtout les départements de Linguère, Ranérou (nord), Fatick et Kaffrine (centre), selon M. Ndiaye. ‘’Nous sommes dans une dynamique positive. Nous sommes confiants quant à l’atteinte de l’essentiel des cibles contractuelles’’, a assuré le coordonnateur national du projet.

Le renforcement de la couverture végétale et des moyens d’existence des populations rurales, l’amélioration de la productivité des terres et l’augmentation de la séquestration du carbone font partie des objectifs du projet, a-t-il rappelé.

Le représentant de l’UE a relevé ‘’l’importance stratégique du projet [pour le] développement durable’’.

‘’Ce projet s’inscrit dans une dynamique de partenariat renouvelé’’, qui ‘’met l’accent sur une approche durable des investissements, sur les plans environnemental et social’’, a-t-il expliqué.

Il existe ‘’plusieurs défis’’ à relever par les partenaires réunis autour du projet, concernant la mobilisation des ressources et la pérennisation des acquis surtout, a signalé le représentant de l’Union européenne.

‘’Il reste des efforts collectifs à faire pour garantir un impact durable, au bénéfice des populations’’ des zones d’intervention du projet, a-t-il dit, encourageant toutes les parties à faire ‘’des recommandations précises et opérationnelles’’.

APS

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