La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est loin de connaître son épilogue. Après la victoire du Sénégal sur le terrain, après un match mouvementé, le Maroc a refusé d’admettre sa défaite sur le terrain et de porter l’affaire au niveau des instances disciplinaires de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Ainsi, le jury disciplinaire s’est saisi de cette affaire pour se pencher sur des décisions à prendre. Des sanctions ont été prises à l’encontre des deux sélections sur leurs responsabilités sur une finale entachée. Après ces mesures, le Sénégal a renoncé à faire appel, mais le Maroc, lui, se dit insatisfait des décisions considérant que seul le Sénégal devrait être sanctionné et réclamait la trophée de la finale. La Fédération Royale de Football du Maroc décida alors de faire appel des sanctions rendues par le jury disciplinaire. Elle réclame que ces incidents ont empêché son équipe d’être sacrée Championne du fait de la destabilisation de ses joueurs.
Mardi 17 mars, le jury d’Appel de la Caf se penche et décide que le Sénégal perd l a finale sur tapis vert, déclare l’équipe du Sénégal forfait du fait des incidents survenus le jour de la finale pour avoir quitté le terrain. Donc déclare le Maroc vainqueur par forfait avec un score de 3-0.
Une décision saugrenue aux yeux de tous les observateurs du football africain et internationale. Puisqu’il n’y a pas de forfait, le match s’étant déroulé jusqu’à terme. La plupart déclarent n’avoir jamais vu une telle sentence depuis que le football est né. Puisqu’au regard des motivations du jury, rien ne tient la route. Alors, du côté sénégalais,c’est la stupéfaction contrairement au Maroc où des manifestations rares ont eu échos de la nouvelle surprenante. Puisque même les fans de l’équipe marocaine ne s’attendait pas à une telle décision.
En effet, cette décision plonge le football africain dans un feuilleton qui sera long et qui va ternir davantage son image. Car le Sénégal va désormais se lancer dans la bataille juridique pour conserver son acquis sur le terrain et son image. Jamais une telle mesure n’est survenue dans un football au monde. Mais on savait bien que les pieds et grue de la FRfm cachaient une combine entre les responsables de la FRfm et ceux de la Caf. Puisque tout le monde a constaté que tous les matchs du Maroc étaient contestés toute la Can durant du fait d’un arbitrage favorable aux hôtes.
La FSF met en demeure le jury d’Appel
En réponse à la décision du jury disciplinaire, le Sénégal entend entrer dans la danse en réagissant avec une mise en demeure de la mesure, puisqu’il va saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour casser celle-ci. Les réactions fusent de partout considérant de cessions iniques de la part du jury d’Appel.
La Fsf accuse réception de la décision rendue par la Commission d’Appel de la CAF en date du 17 mars 2026, infirmant la décision de première instance et prononçant le forfait du Sénégal au profit du Maroc pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.
Par la présente, la FSF conteste formellement cette décision qu’elle juge infondée en droit, arbitraire et manifestement disproportionnée. La FSF évoqué une violation des Lois du Jeu (IFAB) et de la Souveraineté de l’Arbitre.
Elle conteste la décision de la Commission d’Appel qui invoque l’article 84 du règlement de la Caf pour justifier un « abandon ».
« Or, conformément à la Loi 5 de l’IFAB, l’arbitre de la rencontre a exercé son pouvoir discrétionnaire en optant pour une suspension temporaire et non un arrêt définitif », a-t-elle soutenu. Elle justifié que ce sont des incidents, puisque le match a repris, le penalty a été tiré, et le résultat a été acquis au terme des prolongations.
En requalifiant un incident de jeu résolu sur le terrain en « forfait » a posteriori, la Caf viole la doctrine constante du TAS sur la souveraineté de l’arbitre (Field of Play Doctrine).
Erreur manifeste de qualification juridique
Selon la FSF, l’application de l’article 84 est abusive. » Un abandon suppose une rupture définitive de la compétition », indique-t-elle. L’instance du football sénégalais soutient que » le retour des joueurs sénégalais sur la pelouse et la validation de la fin du match par l’arbitre rendent l’article 84 inapplicable » .
La Fsf affirme que « le résultat du match de la finale ayant été homologué et le trophée remis officiellement, la sécurité juridique de la compétition est gravement compromise par ce revirement » .
Disproportion de la sanction
Le retrait d’un titre continental pour un arrêt de jeu de 15 minutes, alors que l’équité sportive a été respectée par la reprise du jeu, constitue une sanction ultra-vires au regard de la jurisprudence du TAS (notamment TAS 2013/A/3139).
Par conséquent, la FSF met en demeure la Caf de suspendre l’exécution de cette décision et de geler toute procédure de remise de trophée au Maroc dans l’attente d’un arbitrage définitif.
Elle informe la CAF de son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) sous 48 heures pour obtenir l’annulation pure et simple de cette décision.
Elle demande la communication immédiate de l’intégralité du rapport de l’arbitre et des officiels de match, pièces essentielles à la défense de nos droits.
« À défaut de réponse favorable sous 24 heures, nous engagerons une procédure d’urgence devant le TAS avec demande de mesures provisionnelles pour sauvegarder l’intégrité du palmarès de la CAN », fait-elle remarquer.
C’est donc le début d’un feuilleton judiciaire sportif qui sera l’un des plus ridicules de l’histoire du football africain. Le gouvernement du Sénégal a, à travers un communiqué, évoqué des soupçons de corruption au sein de la Caf et des sous instances. « Le gouvernement du Sénégal demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF », lit on sur le communiqué du pouvoir exécutif.
Selon le communiqué du gouvernement sénégalais, cette décision inédite, d’une gravité exceptionnelle, heurte de front les principes cardinaux qui fondent l’éthique sportive, au premier rang desquels figurent l’équité, la loyauté et le respect de la vérité du terrain. « En remettant en cause un résultat acquis au cours d’une rencontre régulièrement menée à son terme et remportée dans le respect des règles du jeu, la Caf porte une atteinte sérieuse à sa propre crédibilité ainsi qu’à la confiance légitime que les peuples africains ont placées aux institutions sportives continentales », relève le texte.
Le gouvernement insiste à dire que le Sénégal en saurait tolérer qu’une décision administrative vienne effacer l’engagement, le mérite et l’excellence sportive. « Le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée », a-t-il précisé.
Le gouvernement soutient que le Sénégal usera de toutes les voies de recours appropriées, y compris devant les instances juridictionnelles internationales compétentes pour que justice soit rendue et que la primauté du résultat sportif soit rétablie.
Cela dit, le combat de tous les Sénégalais et de tous les fans épris de justice du football voudrait que le résultat soit reconnu tel qu’il a été sur le terrain au soir de la finale.