Un étudiant tué pour avoir réclamé sa bourse : le Sénégal face à une faute morale majeure

Au Sénégal, un étudiant a été tué pour avoir osé réclamer le versement de sa bourse. Cet étudiant s’appelait Abdoulaye Ba, inscrit en Deuxième année de Médecine dentaire (L2) à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO).

Un jeune en formation, un futur soignant, un citoyen qui demandait simplement le respect d’un droit.
Ce drame n’est ni un accident ni un fait divers. Il constitue une faute morale majeure de l’État et une alerte grave pour les droits humains.

Une bourse n’est pas une faveur

La bourse étudiante n’est ni une largesse ni un privilège. Elle est un engagement public, une condition minimale pour permettre aux étudiants issus de milieux modestes d’étudier, de se loger et de se nourrir dignement.
Quand réclamer ce droit conduit à la mort, ce n’est pas l’étudiant qui a fauté, mais l’ensemble de la chaîne de responsabilité publique.

Criminaliser la jeunesse, tuer l’avenir

La mort d’Abdoulaye Ba révèle une dérive inquiétante : la criminalisation des revendications sociales pacifiques, la banalisation de la violence contre les étudiants, le mépris structurel envers une jeunesse déjà frappée par la précarité, le chômage et l’exil. Un pays qui tue ses étudiants pour avoir demandé justice sabote son propre avenir.

Il transforme l’université en zone de peur et envoie un message glaçant : demander ses droits peut coûter la vie.
Une violation manifeste des droits humains.

Ce drame soulève des violations graves :
atteinte au droit à la vie, violation de la liberté d’expression et de manifestation pacifique, manquement à l’obligation de protection des étudiants par les autorités.

Aucun discours sur la stabilité, la paix ou le développement ne peut tenir face au sang d’un étudiant tombé pour avoir voulu étudier dignement.
Ce que la communauté nationale et internationale doit exiger. La vérité complète sur les circonstances de la mort d’Abdoulaye Ba

L’identification et la poursuite judiciaire de tous les responsables

Il faut de la Justice, réparation et reconnaissance pour sa famille. Des garanties fermes de non-répétition, incluant la protection des mouvements étudiants.

Se taire serait accepter l’inacceptable.
Minimiser serait devenir complice.
Un État digne protège ses étudiants.
Une démocratie réelle n’ouvre pas le feu sur sa jeunesse.
Tuer un étudiant, c’est tuer une part de l’avenir collectif.

Amadou SYLLA –

Militant associatif – Pour une conscience citoyenne active.

 

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