Dans cet archipel aux eaux turquoises situé dans l’océan Atlantique, l’îlot de Poilão est ainsi l’un des principaux lieux de nidification de tortues marines à travers le monde, précise le porte-parole.
Cet ensemble continu d’écosystèmes côtiers et marins comprend également des mangroves, des vasières et des zones intertidales « fondamentales pour la vie marine » et abrite des espèces de plantes rares et des regroupements d’oiseaux.
Ses îles abritent aussi des sites sacrés et une pêche artisanale essentielle pour leurs habitants.
Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, s’est dite « très heureuse » de l’inscription du site des « écosystèmes côtiers et marins de l’Archipel des Bijagós – Omatí Minh », « deux ans après une visite inoubliable » dans ce site « où les communautés locales portent des traditions bien vivantes ».
« Je félicite le président (bissau-guinéen Umaro Sissoco) Embalo, son gouvernement et les communautés locales qui se sont mobilisées avec le soutien de l’Unesco pour cette première inscription par le pays dans la liste du patrimoine mondial », a-t-elle déclaré à la presse à Paris à l’issue du vote.
L’archipel bissau-guinéen des Bijagos attendait cette inscription depuis longtemps, après une première candidature notée en 2012.
Il aura fallu de longues recherches scientifiques et une prise en compte des populations locales pour présenter à nouveaux ses écosystèmes à l’UNESCO.
Déjà désigné réserve de biosphère de l’UNESCO en 1996, « cette inscription vient renforcer sa protection et son inclusion dans un réseau mondial encore plus vaste de sites protégés par l’UNESCO », a ajouté le porte-parole.
L’archipel occupe une superficie totale de plus de 10 000 km2, dont 1 600 km2 de zones intertidales (bancs de sable et vasière). Il est composé de 88 îles et îlots, dont seulement une vingtaine sont habités de manière permanente.
« Il s’agit du seul, et l’un des rares au monde, archipel deltaïque actif de la côte Atlantique africaine », a souligné le porte-parole de l’Unesco.
Présent lors du vote à Paris, Viriato Luis Cassama, ministre bissau-guinéen de l’Environnement, de la Biodiversité et de l’Action climatique, a pris la parole et confié « l’émotion profonde » de son pays après cette entrée au patrimoine mondial.
« Ce moment marque l’aboutissement de plus de dix ans d’effort collectif, de dialogue et de partage de la conviction que ce site extraordinaire et unique mérite d’être reconnu, protégé et célébré par toute l’humanité », a-t-il lancé. (Afp)