L’UA invitée à ‘’des actions concrètes’’ pour lutter contre les violences à l’égard des femmes et des filles

L’Alliance Droits et Santé, une organisation de la société civile, appelle l’Union africaine (UA) à entreprendre « des actions concrètes », suite à l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, indique un communiqué transmis à l’APS.

Si l’adoption de cette convention marque « une avancée historique pour les droits des femmes en Afrique », l’Alliance Droits et Santé estime que « sans engagement politique fort, un cadre juridique harmonisé et des financements durables, cette convention restera lettre morte ».

Dans le communiqué, l’organisation exhorte les gouvernements des six pays membres concernés en Afrique de l’Ouest à mettre en œuvre des plans d’action nationaux budgétisés, multipartites et efficaces, pour assurer une prise en charge intégrale et coordonnée des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Elle estime que « ces actions doivent inclure la prévention, la protection, l’accès à la justice et la réinsertion socio-économique ».

« Chaque jour de retard expose davantage de femmes et de filles à des violences inacceptables. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action », insiste le communiqué.  « L’organisation a formulé trois ‘’recommandations stratégiques pour des politiques efficaces ». Il s’agit notamment de « renforcer les cadres juridiques et la protection des survivantes de violences, d’harmoniser les lois nationales avec les engagements régionaux et internationaux, de criminaliser toutes les formes de VBG et de garantir un accès simplifié à la justice pour les survivante ». Elle préconise aussi « d’accroître les financements dédiés à la lutte contre les VBG, d’allouer des budgets nationaux pluriannuels, d’impliquer le secteur privé africain via la Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) et de créer des fonds dédiés, transparents et suivis ».

L’idée consiste selon l’alliance  à améliorer la coordination et le partage des données, mais aussi mettre en place des mécanismes de coopération entre acteurs, digitaliser les données, renforcer les centres spécialisés et former les professionnels de terrain. Elle appelle les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les mouvements féministes et le secteur privé à « unir leurs efforts pour bâtir une Afrique de l’Ouest où chaque femme et chaque fille vit librement, en sécurité et avec dignité ».

La Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles a été adoptée lors de la 38e session de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue les 15 et 16 février 2025 à Addis-Abeba. Cette convention vise à établir un cadre complet et juridiquement contraignant pour prévenir et éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles en Afrique.  (Aps)

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