Le Premier ministre a annoncé, vendredi à Dakar, 17 mesures prises sur la base des contributions des ministères sectoriels, des partenaires, ainsi que des autres parties prenantes, en vue d’une meilleure appropriation de l’économie sociale et solidaire (ESS).
S’exprimant au terme d’un conseil interministériel, au nom du chef du gouvernement, Ousmane Sonko, le ministre, Secrétaire général du Gouvernement, Boubacar Camara, a engagé son gouvernement à ‘’accélérer la mise en place rapide du dispositif de gouvernance intégrant la mise en place d’un Conseil national de l’ESS, organe d’orientation, de réflexion stratégique, de concertation et de dialogue des acteurs, placé sous la supervision du président de la République’’.
Il a donné des instructions pour la mise en place d’‘’un Comité interministériel de pilotage, de coordination et de suivi des politiques publiques du secteur et d’un Observatoire national de l’ESS, en appui à l’identification des acteurs, à la production statistique et à l’évaluation des impacts’’.
La désignation d’un point focal ESS dans chaque département ministériel, en vue de faciliter la coordination intersectorielle et l’accompagnement de la mise en place de Coopératives productives solidaires (CPS) dans chaque secteur ministériel, y compris des structures mutualisées de consommation (centrales d’achat), ont été retenus par le chef du gouvernement.
Le ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire, Alioune Dione, a été chargé de mettre en œuvre un programme de formation des points focaux ESS dans les ministères sectoriels.
Le ministre des Finances et du Budget, en collaboration avec le ministre de la Microfinance et de l’ESS, ainsi que le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération vont ‘’procéder à la mutualisation des mécanismes d’appui à l’ESS, […], œuvrer à la mise en place effective d’un régime fiscal et douanier incitatif spécifique à l’ESS […]”.
Le Premier ministre a également décidé de l’accompagnement de la promotion des produits des acteurs de l’ESS à travers l’application stricte, voire le relèvement du quota d’au moins 5 % des marchés publics en faveur des organisations de l’ESS (OESS), la valorisation des initiatives communautaires par le biais de dispositifs adaptés d’encadrement et de promotion.
Ousmane Sonko a appelé à un soutien à la mobilisation de financements innovants en faveur de l’ESS, notamment les social bonds, les diaspora Bonds, les fonds verts et bleus, ainsi que les instruments issus de la finance islamique (waqf, zakat, sukuk) et les plateformes de financement participatif (crowdfunding).
Les ministres des Forces armées, de l’Intérieur,et de la Justice, ainsi que l’ensemble des ministres sectoriels concernés devront ‘’appliquer le quota dédié aux Organisations de l’Économie sociale et solidaire dans les marchés de fournitures, de travaux et de services, en vue de renforcer leur inclusion dans les dispositifs d’achat public et de stimuler la demande nationale en faveur des produits et services issus de l’ESS’’.
Ousmane Sonko a engagé le ministre en charge du Pétrole, en relation avec le ministre de la Microfinance et de l’ESS, à assurer l’assistance technique nécessaire aux OESS, afin de faciliter leur accès aux marchés des compagnies extractives ainsi que leur insertion dans les chaînes de valeur du secteur extractif dans le cadre du développement du contenu local.
Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération a été engagé à accompagner le ministre de la Microfinance et de l’ESS chargé de ‘’mettre en place en 2026 lecompte satellite de l’ESS, afin de renforcer la visibilité statistique du secteur et d’en mesurer plus efficacement les impacts économiques et sociaux’’. (Aps)