La Commission des Finances de l’Assemblée nationale a rejeté vendredi 30 octobre la loi des finances rectificatives qu’a retoqué le gouvernement. Après avoir été retirée en séances plénières mardi dernier en vue d’harmoniser les positions, en réunion entre le gouvernement et la Commission des Finances de l’An, cette Lfr vient à nouveau d’être renvoyé à leur propriétaire. La Commission de l’Assemblée nationale soutient n’avoir pas reçu tous les documents de certification de leur programme. Elle accusé le gouvernement de ne pas faire assez d’efforts dans la transparence. Car depuis le début de leur conclave, la Commission reproche au gouvernement de présenter son programme dans la généralité.
Il y a eu beaucoup de coupures au niveau du programme de la loi initiale pour d’autres programmes non inscrits. La Commission admet que la réponse du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan ne donne pas des garanties suffisantes et satisfaisantes. « Le gouvernement n’a apporté aucune modification par rapport au Plfr présenté lors du premier examen en Commission », fait remarquer le communiqué de ladite Commission.
Cela dit, selon la commission les points de désaccord sont restés intacts sur notamment:
.le manque de sincérité budgétaire concernant le déficit et la dette;
.l’inefficacité des mesures de la lutte contre la cherte de la vie et la protection du pouvoir d’achat;
. l’incohérence des choix en matière d’investissements publics et de priorité sociale;
.le déficit de transparence illustré par le refus persistant de transmettre des documents essentiels à la compréhension du Plfr (rapport Forvis Mazars, rapport de l’Igf sur la dette non financière, rapport d’exécution budgétaire de septembre 2026, liste de Snpe bénéficiaires de transferts en 2026, etc);
.le refus de rationaliser les agences et d’encadrer les fonds spéciaux.
Ainsi le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes réitèrent « sa disponibilité au dialogue constructif, malgré la rigidité du gouvernement afin de parvenir à un budget sincère, réaliste et orienté vers les préoccupations économiques et sociales prioritaires des Sénégalais », releve le communiqué.
