L’auteur de l’attentat dans les Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, a été mis en examen jeudi après-midi par un juge antiterroriste, après avoir, selon l’accusation, reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines.
Selon le procureur antiterroriste, Olivier Christen, qui a tenu jeudi matin une conférence de presse, Kévin T. a admis avoir « spécifiquement ciblé » des personnes « de type musulman ou africain ou nord-africain » et choisi la ville de Trappes, un « repaire d’islamistes » à ses yeux. Il a « contesté en revanche toute intention terroriste, considérant son action comme légitime », a souligné M. Christen.
La perquisition à son domicile à Plaisir, qui était piégé, a permis la « découverte d’armes ou d’éléments d’armes, soit notamment un chargeur, deux poings américains, une baïonnette en acier et un silencieux », a détaillé le procureur.
Ont aussi été retrouvés un exemplaire de « Mein Kampf » d’Adolf Hitler, un Coran et une Bible ainsi que différents autocollants : 30 avec la mention « Vive la France, Rn, fier d’être français », 99 avec « 100% français/vive la France » et 98 avec « Soutien aux forces de l’ordre ».
Kévin T. a indiqué avoir « lui-même dessiné ces autocollants », puis avoir « commandé leur fabrication via Amazon il y a plus d’un an ». M. Christen a fait état d’une « très grande préparation de l’action criminelle », avec l’acquisition, en septembre, de « plusieurs éléments d’armes de nature à renforcer l’efficacité tactique du pistolet mitrailleur Sten, d’un brassard police et de menottes ».
Interrogé sur les photographies découvertes sur le site France Palestine datées du 21 février 2018 ou sur les réunions « Stop Pub » où il apparaissait, il a indiqué avoir un temps « infiltré les gauchistes », a éclairé M. Christen. Selon une source proche du dossier, il s’était radicalisé à l’extrême droite ces 10 dernières années, « en mettant tout sur le dos des Arabes et des Noirs ».
AFP


