Cinq enfants d’une même famille ont été tués jeudi dans une frappe aérienne dans une ville contrôlée par les paramilitaires dans le Kordofan du Nord, a annoncé une ong en attribuant l’attaque à l’armée soudanaise.
Les combats se sont intensifiés dans la région du Kordofan, stratégique entre l’est et l’ouest du Soudan, dont l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) se disputent le contrôle après trois ans d’une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
Selon l’organisation Emergency Lawyers – qui documente les violences de la guerre au Soudan – un avion Antonov de l’armée a tiré sur une maison dans le village d’Abou Zaeima: cinq enfants ont été tués et leur mère blessée.
L’armée n’a pas réagi dans l’immédiat. La région du Kordofan a également été visée par des attaques de drones, des armes de plus en plus utilisées par les deux camps parce qu’elles permettent de frapper loin sans exposer les combattants.
Selon des données de l’Onu, plus de 1.100 personnes ont été tuées dans des attaques de drones au Soudan pendant les six premiers mois de 2026.
A El-Obeid, plus grande ville du Kordofan, des attaques de drones répétées sur des sites civils ont aggravé la crise humanitaire et pèsent fortement sur les enfants, en particulier leur accès à l’éducation, a dénoncé jeudi le Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR).
Récemment, un foyer pour familles déplacées, un internat d’université et des hangars contenant plus de 330.000 livres scolaires ont été touchés dans le Kordofan-Nord. « A chaque attaque, les familles se demandent ce qui va être visé ensuite », a expliqué Shashwat Saraf, directeur du Cnr au Soudan.
L’an dernier, les Etats-Unis, l’Egypte, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont tenté de pousser ensemble pour des négociations de paix mais la démarche s’est grippée quand M. Burhan a accusé les Emirats de parti pris.
Abou Dhabi nie armer les paramilitaires des Fsr, même si de nombreux rapports internationaux en ont apporté des preuves. L’Egypte, l’Arabie saoudite et la Turquie soutiennent en revanche l’armée de M. Burhane.
Jeudi sur X, ce dernier s’est dit « prêt à travailler de bonne foi avec toutes les parties en vue d’une paix juste et durable, qui protège notre souveraineté, notre unité, notre intégrité territoriale et la dignité de notre peuple ».
AFP

