Avec 266 000 à 450 000 manifestants partout en France, sans incident majeur, les lycéens ont fait entendre leurs revendications mardi, déterminés à poursuivre la mobilisation malgré l’appel du gouvernement à retourner mercredi dès dans leurs établissements pour dialoguer.
« On sent que ça change parce qu’il ya des gens de banlieue, des gens de Paris, des gens du privé, des gens du public, de toute religion, de toutes origines qui viennent (…) Ca nous réunit parce qu’on sent qu’il ya besoin de changement », a dit à l’Afp Diane, élève de 1ère à Paris au lycée privé Massillon.
Face à une crise désormais installée, Emmanuel Macron avait programmé un point avec plusieurs ministres en soirée.
Quelque 266 000 manifestants, lycéens, étudiants, mais aussi professeurs, parents et syndicalistes, ont été recensés par le ministère de l’Intérieur dans une trentaine de manifestations, dont 56 000 à Paris. Les organisations lycéennes et étudiantes, apuyées de la Cgt, ont compté 450.000 personnes dans l’Hexagone, 100.000 dans la capitale.
Lors d’une journée placée sous haute surveillance, après plusieurs jours de tension, 488 personnes ont été interpellées sur l’ensemble du territoire -contre 1.700 vendredi- selon le ministère de l’Intérieur, qui comptabilise au total, depuis l’extension du mouvement fin septembre, 6.547 interpellations. Mardi, 43 membres des forces de l’ordre ont été blessés, at-il précisé.
Des heurts ont éclaté en fin de manifestation à Paris, quand quelques dizaines de manifestants, souvent masqués, ont jeté des projectiles vers les forces de l’ordre, qui ont elles tiré du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes. Un peu plus tôt, la préfecture de police avait signalé la présence de « 300 individus hostiles.
AFP
