Au moins 82 personnes ont été tuées après l’effondrement d’une mine d’or au Soudan, pays ravagé par une guerre largement financée par cette industrie, a indiqué mercredi à l’AFP une source au sein des paramilitaires.
Dans un pays où près de 20 millions de personnes sont désormais confrontées à une insécurité alimentaire aiguë selon l’ONU, beaucoup de jeunes hommes se sont lancés dans une dangereuse ruée vers l’or, principalement dans des mines artisanales comme celle qui s’est effondrée mardi dans la région du Kordofan (sud).
« Il reste un nombre indéterminé de personnes coincées sous les décombres et les opérations de sauvetage se déroulent avec des moyens rudimentaires », a déclaré sous couvert d’anonymat la source au sein des FSR, qui contrôlent la zone. Elle a aussi fait état d’une cinquantaine de blessés.
Deux rescapés ont décrit à l’AFP les efforts tout au long de la nuit pour tenter de sauver des ouvriers dans cette mine d’Al-Zaraa.
« Tout le monde travaille dur pour récupérer les corps et chercher d’éventuels survivants mais c’est compliqué. Nous avons besoin d’engins pour dégager la roche et la terre », a raconté à l’AFP Khair al-Sayyed Jabara.
Les corps de 60 personnes avaient été extraits des décombres à l’aube mercredi, avant 22 autres dans la journée.
Selon des responsables soudanais et des sources au sein de l’industrie minière, presque tout l’or sortant du Soudan par les canaux officiels ou réseaux parallèles atterrit aux Emirats arabes unis – accusés d’armer les paramilitaires, ce qu’Abou Dhabi nie malgré les preuves présentées dans de nombreux rapports internationaux.
