D’après un responsable de cette entité, impliquée en juillet par l’AFP, quatre pays (Maroc, Kosovo, Albanie et Kazakhstan) étaient alors « vraiment engagés » dans cette force qui, selon le président Trump, doit collaborer « avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza ».
L’ISF aura également la charge de sécuriser une « zone humanitaire » visant à accueillir des dizaines de milliers de Palestiniens soumis à un contrôle préalable. Une initiative, évoquée sous différentes formes depuis plusieurs mois, qui suscite des réserves dans la communauté humanitaire.
Jeudi, le Parlement ougandais a adopté une motion « soutenant le déploiement d’un contingent des Forces de défense du peuple d’Ouganda au sein d’une force de stabilisation dans la bande de Gaza à l’invitation du président des Etats-Unis ».
« Je suis très fier en tant qu’Ougandais que l’armée ougandaise soit vue comme l’ancre de la stabilité dans une mer de turbulences, au niveau régional et maintenant mondial », a réagi au Parlement le général Henry Matsiko, un des députés représentant l’armée.
« Comment se fait-il que ce soit le président des Etats-Unis qui invite et propose cette force internationale de stabilisation ? », s’est de son côté intégrant le député indépendant Karim Masaba.
« La question du déploiement de nos soldats dans un endroit très risqué comme Gaza, où Israël frappe à tout moment, ne peut pas être simplement expédiée ici à la légère », a-t-il ajouté.
L’Ouganda, notamment via le chef de son armée Muhoozi Kainerugaba, fils du chef de l’Etat, a multiplié les messages de soutien à Israël ces derniers mois.
Connu pour ses publications aussi exaltées qu’incendiaires, +Muhoozi+ avait annoncé le 10 avril sur X « être prêt à déployer 100.000 soldats ougandais en Israël », sous son commandement, « pour protéger les Terres saintes », une offre qu’il avait réitérée le 28 mai.
« Israël est dans notre sang. Les Juifs sont liés aux Ougandais par des siècles d’histoire », avait-il encore publié en janvier sur X.
Samedi, le chef des armées, qui s’en prend régulièrement sur X à des groupes de défense des droits humains en Ouganda et s’est félicité à plusieurs reprises d’avoir fait capturer des opposants, gardés « dans ses sous-sols », a inauguré une statue à l’effigie de Yoni Netanyahu, frère aîné du Premier ministre israélien, tué il y a 50 ans lors du raid israélien sur l’aéroport ougandais d’Entebbe.
Le 4 juillet 1976, alors que l’Ouganda est dirigé par le dictateur Idi Amin Dada, des commandos israéliens y avaient libéré plus de 100 otages détenus par des pirates de l’air propalestiniens et des soldats ougandais. Yoni Netanyahu, qui dirigeait l’équipe de sauvetage, fut le seul soldat israélien tué lors de l’opération.
Mercredi, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël n’avait pas accepté la dernière feuille de route pour la bande de Gaza, même après avoir reçu l’assurance qu’un retrait israélien du territoire palestinien n’interviendrait qu’après le désarmement complet du Hamas.
AFP
