Dix nouveaux migrants expulsés des États-Unis vers la Sierra Leone

Dix nouveaux migrants expulsés des États-Unis, originaires du Ghana, du Liberia, du Bénin, du Nigeria et du Togo, sont arrivés vendredi en Sierra Leone, portant à 32 le nombre de personnes envoyées par Washington dans le pays ouest-africain, a annoncé samedi le gouvernement.

Ces expulsions se font dans le cadre d’un dispositif américain controversé d’envoi de ressortissants étrangers en situation irrégulière aux États-Unis vers des pays tiers.

Ce troisième groupe de ressortissants de pays tiers est formé de six Ghanéens, un Libérien, un Béninois, un Nigérian et un Togolais, qui sont arrivés vendredi à l’aéroport de Freetown, selon un communiqué du gouvernement transmis samedi à l’AFP. Il comprend neuf hommes et une femme.

Ces nouvelles arrivées portent à 32 le nombre de migrants expulsés par les États-Unis vers la Sierra Leone, après 22 personnes envoyées précédemment en deux groupes distincts.

« A l’atterrissage, toutes les (dix) personnes ont été soumises aux formalités obligatoires en matière d’immigration et de sécurité » en coordination avec plusieurs services sierra-léonais, indique le communiqué du gouvernement.

Le groupe de nouveaux arrivants a ensuite été « officiellement transféré à (un lieu à Freetown relevant de) Kenvah Solutions, le prestataire privé de services humanitaires et opérationnels engagé par le gouvernement de Sierra Leone pour gérer l’accueil et les soins » des arrivants dans le cadre de l’accord conclu avec les USA, ajoute le texte.

Les autorités n’ont pas permis aux médias d’accéder à l’arrivée des migrants expulsés.

La Sierra Leone, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, est la dernière à rejoindre la liste des États africains qui ont accepté ces derniers mois d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis, dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun, l’Eswatini et la République démocratique du Congo (RDC). Ces accords ont souvent été assortis d’un appui financier ou logistique américain.

Certains pays, comme la RDC, ont accueilli sur leur territoire des migrants venus d’autres continents, comme l’Amérique latine.

Le programme en Sierra Leone va être financé par les États-Unis à hauteur de 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros) « afin de couvrir les frais humanitaires et opérationnels liés à cet accord », indique un document du ministère des Affaires étrangères sierra-léonais consulté par l’AFP.

Freetown n’a pas précisé si d’autres contreparties avaient été négociées dans le cadre de l’accord.

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