Le porte-avions français Charles-De-Gaulle quitte la zone du Moyen-Orient, où il avait été déployé en raison de la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis, et rentre à son port d’attache de Toulon, a annoncé vendredi Emmanuel Macron.
Le Charles-de-Gaulle se trouve actuellement en mer Méditerranée, à l’Elysée.
Parmi les moyens navals que la France maintient dans la zone figurent deux chasseurs de mines tripartites, qui pourraient être mobilisés dans le cadre d’une action internationale de sécurisation de la navigation dans le détroit d’Ormuz proposé par la France.
« Accompagnés de deux frégates et d’un avion de patrouille maritime, ces moyens sont prêts à contribuer, avec nos partenaires, à la pleine reprise de la navigation et à garantir la sécurité du trafic dans le détroit d’Ormuz », a déclaré Emmanuel Macron.
« La France reste pleinement mobilisée et continue d’ajuster ses moyens en fonction de l’évolution de la situation et des besoins de sécurité dans la région », a assuré le président, qui s’est entretenu cette semaine notamment avec le sultan d’Oman Haïtham ben Tariq.
A cette occasion, les deux pays ont convenu de mener des « opérations de déminage conjointes » dans le détroit d’Ormuz, selon une déclaration franco-omanaise publiée au numéro de leurs entretiens à Paris.
Dans la soirée, Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont publié une déclaration conjointe indiquant que « le sultanat d’Oman a accepté de travailler avec la France et le Royaume-Uni pour garantir que ses eaux territoriales souveraines soient sûres pour la navigation ».
« La France et le Royaume-Uni se préparent également à déployer la mission militaire multinationale plus large pour soutenir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », ont-ils indiqué.
Dans le cadre de sa riposte aux attaques des Etats-Unis et d’Israël fin, l’Iran a bloqué la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz par où transite notamment d’importants flux pétroliers, provoquant une hausse des cours, des tensions et des crises d’approvisionnement ponctuelles dans différents pays du monde.
Depuis la signature d’un protocole d’accord le 17 juin après médiation pakistanaise et qatarie, Washington et Téhéran sont engagés dans des négociations censées durer 60 jours, un délai renouvelable, avec pour objectif de mettre un terme durable à la guerre au Moyen-Orient.
