Un homme de 18 ans armé d’une épée s’est introduit vendredi dans un lycée de Fagersta, dans le centre de la Suède, où il a fait un mort et trois blessés avant d’être appréhendé, selon la police.
Le chef de la police locale, Tommy Alriksson, a expliqué lors d’une conférence de presse que les policiers avaient retrouvé une personne morte après avoir été entrée dans l’établissement et avoir neutralisé l’assaillant.
Alertée à 14H06 (12H06 GMT), la police a envoyé une patrouille trois minutes plus tard au lycée Brinell, a rapporté M. Alriksson. Vers 14H16, l’auteur a été immobilisé par un tir, et arrêté. Le jeune de 18 ans se trouve actuellement en détention et il n’y a pour l’heure pas d’autres suspects, at-il ajouté.
Ses motivations n’étaient pas claires dans l’immédiat. « Le mobile est encore à déterminer et nous poursuivons nos investigations pour tenter de l’établir », selon le chef de la police locale.
Un compte TikTok présenté comme appartenant à l’assaillant de vendredi fait partie de l’enquête de la police, selon les médias locaux. Le compte, auquel l’AFP a pu avant accéder à sa suppression, montrait notamment les images d’un homme vêtu d’une cape noire et portant un casque, ainsi que celle d’une épée posée sur une housse de guitare.
Deux garçons âgés de soins 12 et 17 ans ont été grièvement blessés, l’un d’entre eux ayant dû être exploité en urgence, tandis qu’une troisième personne a été bléssé, selon le directeur des services de la région de Västmanland.
L’établissement, ainsi que plusieurs écoles avoisinantes, ont été confinés jusqu’à 17H56.
Des ambulances, des voitures de la police, assistées d’un hélicoptère, ont été dépêchées durant l’après-midi sur place, dans cette petite ville d’environ 12.000 habitants.
« Nous étions simplement venus récupérer quelques affaires et nous préparions pour lundi. Puis je vois un homme avec du sang qui lui coule dans tout le dos », a raconté Nellie Strandberg, une élève de 16 ans du lycée Brinell, au quotidien DN.
« Nous avons demandé ce qui s’était passé. Mes professeurs ne répondaient pas, ils ne voulaient rien dire. Puis mon ami a dit que quelqu’un portait gros couteau. »
AFP
