Les États-Unis ne pouvaient rêver d’un meilleur départ dans leur Coupe du monde 2026. Portés par un doublé de Folarin Balogun et un bijou de Gio Reyna, les co-hôtes du tournoi ont étrillé le Paraguay (4-1) devant un parterre de stars hollywoodiennes, vendredi 12 juin ( samedi 13 juin TU) à Los Angeles.
Dès la septième minute de ce premier acte sur le sol américain, les locaux ont débloqué la situation grâce à un but contre son camp. Au terme d’une première période maîtrisée de bout en bout, les supporters californiens étaient aux anges, leur équipe regagnant les vestiaires avec trois buts d’avance.
Tom Cruise, Leonardo DiCaprio et Paris Hilton figuraient parmi les 70 492 spectateurs d’un stade comble, alors que les États-Unis — co-organisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada multipliaient les assauts sur le Paraguay. Si Mauricio a un temps réduit l’écart, c’est Gio Reyna qui a parachevé le succès américain en fin de rencontre.
Cette victoire éclatante place idéalement les États-Unis dans la course aux huitièmes au sein d’un groupe D complété par l’Australie et la Turquie dans ce Mondial.
Seule ombre au tableau de cette soirée idyllique : la sortie à la pause de Christian Pulisic. Le maître à jouer américain est l’atout majeur d’une nation qui rêve d’un parcours au long cours, une performance plus vue depuis les quarts de finale de 2002.
Le Paraguay s’est montré bien trop fébrile dès le coup d’envoi. À la 7e minute, Weston McKennie a initié une remontée de balle avant de s’appuyer sur Pulisic. Ce dernier a éliminé deux défenseurs pour remettre sur McKennie, dont le centre tendu vers l’attaquant Folarin Balogun a été poussé dans ses propres filets par l’infortuné Damián Bobadilla.
L’enceinte est entrée en ébullition, marquant le début de la déferlante américaine.
Les hôtes respiraient la confiance. McKennie et Tillman enchaînaient les gestes techniques, tandis que le capitaine Tim Ream dictait le tempo depuis sa défense.
Balogun s’est d’abord vu refuser un but à la 28e minute pour une position de hors-jeu de Pulisic au départ de l’action.
Mais l’attaquant monégasque a fini par trouver la faille trois minutes plus tard, à la conclusion d’une superbe ouverture d’Antonee Robinson vers Pulisic, dont le centre dévié a profité à Balogun.
Les États-Unis ont enfoncé le clou juste avant la pause. Lancé par Tillman sur l’aile droite, Balogun a effacé Omar Alderete, crocheté Gustavo Gómez et déclenché une frappe chirurgicale dans la lucarne opposée.
Le score aurait pu être plus lourd si la tête de Chris Richards, de retour de blessure, n’avait pas frôlé le cadre. À la mi-temps, les États-Unis affichaient une domination totale avec 75 % de possession.
Privés de Pulisic au retour des vestiaires, les locaux ont logiquement baissé de rythme.
Le Paraguay en a profité pour sortir la tête de l’eau. Leur attaquant Julio Enciso, titulaire malgré une alerte aux ischio-jambiers, a servi le remplaçant Mauricio, qui a réduit la marque.
Reyna a toutefois scellé le sort du match d’un quatrième but somptueux de l’extérieur du pied droit, trouvant le petit filet opposé.
La rencontre avait été précédée d’une cérémonie d’ouverture digne d’une production hollywoodienne. Katy Perry a assuré le spectacle, accompagnée par Future, Tyla, Anitta et l’icône K-pop Lisa.
Les artistes ont performé autour d’un trophée géant, sous d’immenses lettres « FIFA » aux reflets dorés, un style cher au président américain Donald Trump. Ce dernier, absent, avait toutefois tenu à encourager son équipe par téléphone avant le coup d’envoi.
Avec Be soccer.
