Dakar Arena a vécu. De nombreux militants et sympathisants du Parti Africain pour le Socialiste, le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) ont pris d’assaut dimanche 7 juin le temple moderne du sport sénégalais pour un meeting de démonstration. Ousmane Sonko et ses partenaires voulaient montrer à qui veut l’entendre, que la Pastef n’a pas d’adversaires pour les échéances à venir. Le stadium était rempli jusqu’au comble de son noyau avec des militants super excités qui scandaient leur leader, Président Ousmane Sonko.
Dakar Arena était envahi jusqu’à l’extérieur où les militants ne pouvaient trouver de l’espace pour faire le show. Le meeting d’après premier congrès, la veille était encore un record pour le Pastef qui, après avoir emmené Bassirou Diomyae Diakhar Faye au palais, fait face à lui, pour des éclairages sur les tenants de la légitimité. Mais apparemment, tous s’accordent que le Pastef de Sonko garde sa force de frappe intacte qui risque de démolir toutes les bâtisses en place d’ici 2029.
C’est ce que Pastef a voulu faire comprendre à l’actuel attelage politique qui dirige l’exécutif. Un signal très fort lancé à l’endroit des adversaires qui n’ont encore rien compris de la marche du Sénégal. Ousmane Sonko a d’ailleurs demandé à ses militants qu’il voudrait atteindre un score minimum de 70% lors de l’élection présidentielle à venir. Il a ainsi invité ses partisans à se lancer dans la massification immédiate et permanente, mais aussi dans la vente des cartes pour répondre aux nombreuses sollicitations des militants et sympathisants.
Le leader du Pastef a d’ailleurs misé sur 1 million de cartes, mais que sa demande est revue à la hausse. Et à l’heure actuelle où s’active le Pastef, on peut envisager atteindre les 2 millions ou voire plus. Pros a incité ses collaborateurs à vendre l’idéologie du parti, car le phénomène dépasse l’entendement. C’est pourquoi, il les demandé de ne pas répondre aux invectives, sachant que les adversaires pourraient emprunter ce chemin pour coller au Pastef de parti violent.
En tout cas, pour l’heure, ses adversaires sont ébranlés au plus haut niveau et se trouvent dans une psychose indescriptible. Ousmane Sonoo a lui rassuré ses camarades de rester calmes et de faire l’animation partout. C’est pourquoi, il voudrait que les élections locales se déroulent à date échue et n’entend pas un report du calendrier. « Le Pastef est déjà prêt pour ces élections et nous ne voulons pas de report. Le régime n’a qu’à respecter le calendrier », a-t-il lancé.
La veille, Ousmane Sonko a été élu président du Pastef par les militants à l’unanimité.

