L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, élu mardi président de l’Assemblée nationale, s’est dit disposé à accompagner le président de la République pour le reste de son mandat en cours.
Le parti Pastef, majoritaire à l’Assemblée nationale, reste disposé à accompagner le président de la République pour le reste de son mandat en cours, même s’il n’a pas été associé, dit-il, aux consultations pour la nomination du nouveau Premier ministre en perspective de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Malgré tout, “notre formation politique […] demeure ouverte à une discussion responsable et sereine” sur la conduite des affaires de l’Etat, a-t-il dit peu après avoir été élu à la présidence de l’Assemblée nationale, les députés ayant acté sa réintégration.
Il a été élu avec 132 voix (1 abstention et 0 contre) sur les 133 exprimées, en l’absence des députés de l’opposition qui contestent la légalité de sa réintégration en tant que député.
Ousmane Sonko avait été limogé, vendredi soir, de ses fonctions de chef du gouvernement par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Il a indiqué que les discussions ne devront “pas tourner autour des hommes ou des postes”, mais des orientations et du programme, des engagements à préserver, de la vision économique et sociale à défendre.
Les points ainsi évoqués “devront structurer les échanges à venir avec le président de la République afin de poursuivre, dans la sérénité, l’accompagnement du projet porté devant le peuple sénégalais”, a-t-il déclaré.
Il a félicité son successeur, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, nommé lundi soir Premier ministre et avec lequel il a rappelé avoir travaillé en tant que chef du gouvernement.
M. Lô est “un travailleur rigoureux, un homme compétent et profondément dévoué”, a-t-il dit, sans cacher avoir avec lui “certaines divergences sur plusieurs questions, notamment monétaires, sur la gestion de la dette et d’autres sujets similaires”.
Il a par ailleurs rendu un hommage appuyé à son prédécesseur Malick Ndiaye qui a démissionné samedi de son poste de président de l’Assemblée nationale, saluant “sa loyauté envers les idéaux patriotiques” et “son dévouement constant au service de cette institution”.
“Malgré la brièveté de son passage à la tête de l’Assemblée nationale, il a profondément marqué cette institution”, a-t-il salué tout répétant sa disposition à mettre son expérience gouvernementale au service de la bonne marche de l’Assemblée nationale.
Il a assuré que l’Assemblée nationale “va jouer pleinement” son rôle dans le contrôle de l’action gouvernementale et va exercer “pleinement ses prérogatives constitutionnelles : vote de la loi, contrôle de l’action gouvernementale, évaluation des politiques publiques, défense de la transparence des finances publiques et protection de la souveraineté populaire”.
APS