Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé, jeudi, l’attachement du Sénégal au respect du droit international, actuellement en ”crise”, et au règlement pacifique des conflits dans un contexte mondial notamment marqué par la guerre au Moyen-Orient. “Au-delà de nos frontières, le monde traverse une période de profondes turbulences, marquée par une crise du droit international et du multilatéralisme”, a-t-il fait observer.
Le président Faye s’exprimait ainsi lors de son discours délivré à l’occasion de de la rentrée solennelle de la conférence du stage du barreau de Dakar.
Cette rencontre se déroule en présence de la ministre de la Justice, Yassine Fall, de représentants des barreaux de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), de ceux des Etats membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit (OHADA), de l’Union internationale des avocats (UIA) ou encore de la Conférence internationale des barreaux (CIB), entres autres organisations internationales d’avocats.
Selon le chef de l’Etat, le recours à la force, pourtant strictement encadré par la Charte des Nations unies, tend à se banaliser, faisant que “les menaces à la paix et à la sécurité internationales se multiplient”.
Dans un tel contexte, “nous continuerons à défendre nos intérêts avec fermeté, mais toujours dans le respect des règles et des valeurs qui fondent la communauté internationale”, a dit le chef de l’Etat.
Estimant que l’existence de la norme, qu’elle soit nationale ou internationale, ne suffit plus à garantir les équilibres indispensables à une paix durable, le président Faye a dans le même temps déploré la fragilisation des équilibres et la mise à rude épreuve des engagements internationaux. ”Nous assistons ainsi à une résurgence de formes variées de conflictualité, qu’elles soient asymétriques ou interétatiques”, a-t-il regretté.
APS